La Fédération française de
football a sans doute porté le coup de grâce aux Girondins de
Bordeaux ce samedi.
L’avis consultatif rendu par le Conseil national olympique et
sportif français (CNOSF) ne laissait rien augurer de bon pour les
Girondins de Bordeaux. En préconisant au FCGB d’observer la
décision de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) –
soit l’exclusion du club des championnats nationaux, donc la
rétrogradation en Régional 1 – le CNOSF avait plongé le club au
scapulaire dans un profond désarroi.
Ce samedi matin, ainsi, les Girondins avaient tiré la sonnette
d’alarme à l’heure de solliciter la bienveillance et la
compréhension de la Fédération française de football. En vain. «
La FFF prend acte de la proposition de conciliation du
CNOSF, peut-on lire dans un communiqué fédéral. Celle-ci
invite la SA FCGB à s’en tenir à la décision contestée en estimant
fondée l’appréciation portée sur la situation financière du club
par la commission d’appel de la DNCG de la FFF. Il revient
maintenant à la SA FCGB, et non à la FFF, de s’opposer à cette
proposition de conciliation si elle entend poursuivre sur la voie
contentieuse. »
En clair, le salut des Bordelais ne viendra pas de la
fédération, qui se range volontiers à l’avis de la DNCG et du
CNOSF. Un vrai coup dur pour des Girondins qui ont épuisé là tous
les recours possibles auprès des instances sportives, et vont
devoir en passer par la justice très certainement pour faire
entendre leur voix désormais.
La liquidation judiciaire désormais inévitable ?
« Si la FFF devait suivre cette recommandation, elle
mettrait un terme à l’histoire d’un club majeur du football
français, porté par toute une ville et son territoire, qui
réunissait encore 26 000 supporters en mai dernier au Stade
Atlantique, record historique pour une rencontre de N1 et N2 en
France, signe de l’attachement unique qu’inspire ce club
légendaire, sextuple champion de France, redoutait le FCGB
plus tôt dans la journée dans un communiqué solennel. Privé de
compétition, le club se dirigerait alors vers la liquidation
judiciaire, en dépit des garanties apportées pour assurer sa
continuité. »
« Liquidation judiciaire », la funeste perspective
n’est plus une simple menace dorénavant. Dans deux semaines, c’est
bien en sixième division, en Régional 1, que le club au scapulaire
est censé reprendre le fil de son dessein sportif. La cession des
titres de Gérard Lopez, le 31 juillet, à Sparta Capital avec une
enveloppe de 10,6 millions garantie par ce dernier fonds
d’investissements britannique n’y aura donc rien fait.




