Présent vendredi en conférence de
presse, Frank McCourt a avoué devant les journalistes qu’il ne
s’attendait pas à dépenser autant à l’OM.
À l’été 2016, Margarita Louis-Dreyfus annonce qu’elle négocie la
revente de l’Olympique de
Marseille avec un certain Frank McCourt. Quelques mois plus
tard, l’homme d’affaires américain devient le nouveau propriétaire
du club phocéen. Depuis 2016, il injecte des millions d’euros
chaque année. Beaucoup plus que ce qu’il avait envisagé au
départ.
C’est lui-même qui a lâché cet aveu ce vendredi, dans le cadre
de la
conférence de presse organisée par l’OM pour la présentation de
son futur président, Stéphane Richard (ce dernier prendra ses
fonctions en juillet prochain). « Pour être honnête, je ne
suis pas sûr que j’avais bien réalisé il y a dix ans
l’investissement que cela représentait. »
Une confidence faite avec un sourire non-dissimulé avant de
poursuivre avec un discours plus convenu. « Pour moi, cela
a été une véritable joie de pouvoir m’investir ici. Mon vécu, la
manière dont j’ai grandi à Boston, vous comprenez un peu ce qui me
fait tiquer. Je l’ai déjà dit de nombreuses fois mais Marseille
ressemble à Boston. »
Frank McCourt satisfait de ses années à l’OM
Interrogé sur le fait qu’il avait trouvé ou non ce qu’il était
venu chercher en rachetant le club sudiste, Frank McCourt s’est
ensuite montré un peu moins clair. « Je ne suis pas sûr
qu’il serait juste de dire que j’étais venu chercher quelque chose
ou que j’ai trouvé ce que je cherchais. D’une certaine manière,
c’est Marseille qui m’a trouvé. Je ne cherchais pas à acheter un
club de football, pas plus qu’une autre équipe, quel que soit le
sport. »
Evoquant enfin l’histoire et l’héritage de l’OM, Frank McCourt
s’est dit satisfait d’avoir pu participer au redressement du club.
« Peu de gens ont cette chance. Quand Margarita m’a appelé
pour acheter le club, ça m’a plu (…). Au cours des dix dernières
années, ça a été une grande joie pour moi, ça n’a pas toujours été
simple (…). Ce qui me plait, c’est que l’OM est à une place
totalement différente d’il y a dix ans. »




