Alors que sa gestion à la tête de
la FIFA est vivement critiquée, Gianni Infantino a officiellement
perdu un soutien de poids dans son entreprise de
réélection.
Gianni Infantino est sous le feu des critiques. L’annulation
controversée du carton rouge de l’attaquant américain Balogun pour
le huitième de finale de la Coupe du monde
2026, à la demande de Donald Trump, a mis le patron de
la FIFA dans l’embarras. Cet épisode a surtout mis en lumière les
dérives sous sa présidence. Tout comme lorsqu’il a remis en
décembre dernier le premier Prix de la Paix de la FIFA… au
président des USA.
Alors que la défiance grandit contre le dirigeant italo-suisse,
ce dernier perd peu à peu des soutiens dans son entreprise de
réélection à la tête de la FIFA. Dernièrement, c’est la Fédération
allemande de football (DFB) qui a décidé de prendre ses
distances avec l’ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA.
Le président de la DFB, Bernd Neuendorf, a fait savoir auprès du
quotidien Bild avoir refusé de signer une lettre de
soutien en vue de la réélection de Gianni Infantino au congrès de
la FIFA, le 18 mars 2027, à Rabat (Maroc). « La DFB
n’a pas signé de lettre de soutien en faveur de la réélection de
Gianni Infantino », a-t-il indiqué.
Une plainte déposée contre Infantino
Le 14 juillet dernier, l’organisation de défense des droits
humains FairSquare a annoncé avoir saisi de la commission d’éthique
du Comité international olympique (CIO) contre Gianni Infantino.
« La plainte allègue qu’Infantino a enfreint à plusieurs
reprises les règles du CIO en matière de neutralité politique en
apportant son soutien politique au président américain Donald
Trump », a expliqué l’ONG.
FairSquare vise également dans sa plainte une « possible
acceptation de pressions politiques exercées par le président Trump
visant à contourner les règles disciplinaires de la Fifa sur le
terrain lors de la Coupe du monde masculine de 2026, dans le cadre
de ce qui a été appelé l’affaire Balogun. » Reste à savoir si
ces mouvements de contestations feront tomber Infantino, qui
conserve encore de nombreux soutiens, notamment en Afrique et en
Amérique du Sud.




