À peine arrivé à la tête des
Bleus, Zinédine Zidane doit déjà composer avec un dossier
sensible.
C’est le premier couac de l’ère Zinédine Zidane. Officiellement
nommé à la tête des Bleus le 28 juillet dernier, le nouveau
sélectionneur doit déjà composer avec une affaire embarrassante en
coulisses. En cause : la situation de Mohamed Sanhadji, chef de la
sécurité de l’équipe de France, mis en examen dans un dossier qui
éclabousse plusieurs joueurs, dont Kylian Mbappé.
Figure historique du staff tricolore, Mohamed Sanhadji a été mis
en examen le 16 septembre pour plusieurs infractions, notamment
recel de détournement de fonds publics, corruption et trafic
d’influence. Il est soupçonné d’avoir reçu de l’argent et des
faveurs de la part de plusieurs internationaux français. Une
affaire sensible sur laquelle Philippe Diallo s’est exprimé ce
jeudi, en marge du comité exécutif de la Fédération française de
football (FFF).
« S’agissant de cette affaire, c’est une affaire qui est
aujourd’hui en instruction, donc vous pouvez comprendre que ça ne
me permet pas d’entrer dans l’ensemble des détails », a
expliqué le président de la FFF, cité par RMC Sport. Il a
également rappelé les états de service de l’intéressé : «
Mohamed Sanhadji a rendu depuis une vingtaine d’années des services
très positifs à nos sélections nationales. Il bénéficie aussi d’un
attachement des différents effectifs et des sélectionneurs qui se
sont succédé à la tête de l’équipe de France. » Une enquête
administrative menée l’année dernière avait toutefois conduit à sa
mise à la retraite anticipée, fin décembre 2025.
La FFF contrainte de prendre une décision
Philippe Diallo a ensuite justifié le maintien de Mohamed
Sanhadji auprès des Bleus à l’approche de la Coupe du monde. «
Nous étions à six mois de la Coupe du monde pour l’équipe de France
et un consensus s’est créé autour de l’idée qu’à la proximité d’une
échéance aussi importante, le commandant puisse poursuivre ses
activités. Les joueurs et le sélectionneur souhaitaient qu’il
puisse poursuivre (son activité auprès des Bleus), la présomption
d’innocence devait prévaloir. C’est la raison pour laquelle je lui
ai fait un CDD jusqu’à la Coupe du monde, je ne pouvais pas
m’engager au-delà », a-t-il détaillé.
Après le Mondial, Mohamed Sanhadji avait été reconduit dans le
nouveau staff de Zinédine Zidane. Mais sa mise en examen, assortie
d’un contrôle judiciaire lui interdisant de se rendre à
Clairefontaine, a contraint la FFF à le mettre à pied à titre
conservatoire. « Fort du souhait des parties prenantes autour
de l’équipe de France, un contrat lui a été à nouveau proposé pour
poursuivre son action autour des Bleus. En septembre, il fait
l’objet d’une mise en examen avec un contrôle judiciaire qui ne lui
permet pas d’exercer ses missions auprès du football français. Et
donc la FFF a pris la décision d’une mise à pied conservatoire, et
il fait l’objet d’une demande d’entretien préalable », a
expliqué Philippe Diallo. Selon RMC Sport, cette procédure
disciplinaire pourrait notamment déboucher sur un licenciement.













