Les Bleus ont failli, une mi-temps durant, avant de se montrer flamboyants face aux Anglais, samedi à Miami, lors de la petite finale de la Coupe du monde 2026 (4-6). A 0-4 à la pause, l’équipe de France a affiché des limites et lacunes très préoccupantes, indignes en tout cas du sélectionneur historique qu’est Didier Deschamps avec ses 185 matches internationaux dirigés au compteur.
« On ne peut pas faire pire, ça a été catastrophique, à chaque attaque adverse on peut prendre un but, pestait le Bayonnais après 45 minutes cauchemardesques. Je veux bien qu’on soit encore sous le coup de la déception mais on n’a pas le droit de faire ça. Pas comme ça. Les Anglais jouent un vrai match alors que nous on joue un match amical. On n’a pas à se trouver des excuses, là c’est une question d’honneur et de fierté par rapport à ce que représentent l’équipe de France et un match de cette importance. Je vais faire rentrer quatre joueurs mais on ne peut pas parler de tactique à ce stade-là. Il faut de l’orgueil et faire mieux, ce n’est pas difficile. »
La France menée par quatre buts d’écart ou plus à la pause d’un match, cela faisait 90 ans et une rencontre amicale contre les Pays-Bas en 1936 qu’une telle anomalie n’avait pas été observée (1-6 au repos). Et un tel naufrage défensif sur le seul acte initial n’avait plus été vécu par la sélection tricolore depuis 1968 et un lourd revers devant la Yougoslavie (1-4). C’est dire la responsabilité des joueurs alors sur le terrain.
« C’est de ma faute », dixit Deschamps
Désiré Doué, Rayan Cherki, Théo Hernandez et Ibrahima Konaté ont ainsi été rappelés sur le banc dès l’entracte. Remplacés par Bradley Barcola, Ousmane Dembélé, Lucas Digne et Dayot Upamecano. Avec l’effet que l’on sait. « La première mi-temps était imprésentable, il y a eu une réaction en deuxième évidemment, on a fait ce qu’on sait faire. Mais c’est de ma faute aussi, je n’ai pas fait non plus ce qu’il fallait en première période », concluait ému Didier Deschamps à l’issue de la partie.
Kylian Mbappé, en bon capitaine, assumait lui sa responsabilité et soufflait enfin les mots justes pour rendre un ultime hommage à son sélectionneur. « Je peux comprendre ceux qui à la mi-temps se sont dit que c’était du foutage de gueule et qu’on ne respectait pas le maillot, mais on est juste humains… Le problème c’est qu’on ne peut se permettre d’être des humains, alors on est redevenus des joueurs de haut niveau, des machines sans sentiment en deuxième période. C’est plus dommage pour le coach, on voulait faire quelque chose pour lui ce soir, et on a l’impression qu’on l’a laissé tombé, ce n’est pas ce qu’on voulait. Il ne faut pas que ce match entache la légende Didier Deschamps. »




