Le premier titre européen de l’histoire du GRK Ohrid pourrait bien être éclipsé par une polémique extra-sportive. L’EHF a annoncé l’ouverture d’une enquête après des accusations de comportements racistes survenus lors de la finale retour de l’EHF European Cup face aux Hongrois de Tatabánya.
La fête a rapidement laissé place à la controverse en Macédoine du Nord. Dimanche, Ohrid a décroché le premier trophée continental de son histoire en venant à bout du MOL Tatabánya KC au terme de la double confrontation. Mais quelques heures après le coup de sifflet final, l’attention s’est déplacée des célébrations vers les tribunes.
Selon les accusations formulées par le club hongrois, le demi-centre français Baptiste Damatrin aurait été la cible d’insultes racistes durant la rencontre disputée dans une salle acquise à la cause d’Ohrid. Une situation suffisamment sérieuse pour pousser la Fédération européenne de handball à réagir publiquement et à lancer une enquête.
Dans un communiqué, l’EHF a rappelé sa politique de tolérance zéro face à toute forme de discrimination et confirmé l’ouverture d’une enquête officielle. L’instance européenne va désormais analyser les différents éléments à sa disposition afin de déterminer les circonstances exactes des faits et décider d’éventuelles suites disciplinaires.
À ce stade, aucune sanction n’a été prononcée et aucune conclusion n’a encore été rendue. Les investigations devront notamment permettre d’établir la réalité des accusations et d’identifier les éventuels responsables.
Cette affaire intervient dans un contexte où les instances du handball européen multiplient les messages de lutte contre toutes les formes de discrimination. Elle jette en tout cas une ombre sur ce qui devait être un moment historique pour Ohrid, sacré pour la première fois sur la scène continentale.




