Bonne nouvelle pour l’arbitrage tricolore : à l’issue du « Female Referee Course » organisé par l’EHF à Poreč (Croatie), un binôme féminin français figure parmi les cinq nouvelles paires arbitrales validées au niveau continental. Une bouffée d’oxygène bienvenue pour la filière hexagonale, en pleine zone de turbulences depuis plusieurs mois.
À Poreč, la troisième édition du stage 100 % féminin de la Fédération européenne de handball, tenue après celles de France (1997) et de Grèce (2014), a accouché de cinq nouveaux binômes officiellement habilités à siffler les compétitions de l’EHF. Aux côtés de la Bulgarie, de la Pologne, de la Roumanie et de la Slovaquie, la France figure dans la liste avec le binôme composée par Mailys Carmaux et Yasmine Diar. Une nomination qui intervient au meilleur moment pour une Commission Centrale d’Arbitrage en pleine tempête depuis le début de saison, marquée par la mise à l’écart de son président, des départs de cadres et l’absence de duo français à l’Euro masculin 2026.
Une bonne nouvelle pour l’arbitrage français depuis la crise de gouvernance
Pendant une semaine, douze candidates issues de six pays (cinq paires féminines et un binôme mixte) ont enchaîné préparation théorique, tests de connaissances en ligne, épreuves physiques, arbitrage de matches du Championnat croate U18 féminin et débriefings quotidiens. Un format intensif salué par la candidate slovaque Rebeka Hascikova : « Ces initiatives peuvent avoir un impact très positif et durable sur le développement et la visibilité des femmes dans l’arbitrage européen. »
Pour rappel, à ce jour, seules 21 paires arbitrales sur les 127 du circuit EHF sont féminines (17 %). En décrochant leur écusson européen, le binôme tricolore prolonge l’héritage des sœurs Bonaventura mais aussi au binôme Sylvie Borrotti et Odile Marcet.




