Tout juste champion NCAA avec Michigan, Dusty May a décidé de devenir entraîneur en NBA en cédant aux avances des Mavericks. Un choix fort, pour n’importe quel coach NCAA, et encore plus quand il s’agit du technicien qui vient de remporter le championnat universitaire.
Une décision logique pourrait-on penser également, la NBA étant une offre qui ne se refuse pas. Sauf qu’à la base, le principal intéressé voulait rempiler à Michigan. Puis, le 24 mai, le GM des Mavericks lui passe un coup de fil. L’objet de l’appel ? Se renseigner sur certains joueurs de Michigan qui se présentent à la Draft.
Puis Mike Schmitz lui demande si une possible envie de rejoindre le banc de Dallas pourrait naître chez lui. Le timing est parfait puisque Dusty May revient alors d’une réunion de coaches en NCAA finalement très décevante.
« J’étais excité pour cette réunion, me disant qu’on allait trouver des solutions. J’y suis allé et me suis dit que, mon Dieu, on n’allait jamais rien réparé. Jamais », regrette-t-il pour The Athletic, avant de donner un exemple de souci considérable à ses yeux.
« Quand on signe un joueur, on ne l’a pas vraiment signé. C’est le problème principal », juge l’ancien coach de Michigan. « On ne peut pas signer un gamin le vendredi, puis, le voir signer ailleurs le mardi, parce qu’une autre faculté lui offre deux fois plus d’argent. Cela n’est pas possible. »
Le système NCAA le dérange donc. Mais pas seulement. Son quotidien aussi devenait un boulet au pied. « Je passais tellement de temps à faire tout sauf du coaching », se lamente-t-il face aux corvées administratives qu’il devait remplir et aux collectes de fonds qu’il devait assurer.
En NBA, les problèmes seront autres, mais il pourra au moins se concentrer sur le basket et le projet de reconstruction des Mavericks autour de Cooper Flagg. Dusty May aura seulement 50 ans en décembre prochain. Alors pourquoi ne pas imaginer un retour dans le basket universitaire d’ici quelques années ? « J’espère que non car ça voudra dire que j’ai merdé ici. J’aimerais gagner et rester. »



