Auteur d’un coup de poing en
pleine figure d’un adversaire, Esteban Andrada, portier de
Saragosse, a été suspendu douze matchs ferme.
Dimanche dernier, la rencontre de la trente-septième journée de
Liga 2 entre Huesca et Saragosse a tourné au vinaigre. Alors que
les arrêts de jeu de la partie touchaient à leur fin, Esteban
Andrada a disjoncté. Le gardien de but de Saragosse a envoyé son
poing dans la figure de Jorge Pulido. Expulsé, le joueur a vu son
cas être examiné par la commission de discipline de la ligue. Et
celle-ci a frappé très fort.
Comme l’ont relayé ce mercredi plusieurs médias espagnols,
l’instance a confirmé la sentence : « Une suspension de
douze matchs pour agression sur un autre joueur. » Un
treizième match de suspension a été ajouté, mais avec sursis, en
raison des deux cartons reçus par Andrada. L’échauffourée a par
ailleurs entraîné plusieurs autres sanctions. Lui aussi concerné,
le portier de Huesca, Dani Jimenez, a été suspendu quatre matchs.
Dani Tasende, défenseur de Saragosse a écopé de deux matchs.
Que s’est-il passé exactement pour que tout dégénère ? Esteban
Andrada a d’abord reçu un carton jaune à la 64e minute de jeu.
Durant les arrêts de jeu du match, il a contesté une décision
arbitrale et a bousculé un premier joueur. De quoi pousser
l’arbitre, Damaso Arcediano, à sortir un deuxième jaune contre lui,
synonyme d’expulsion (90e+8).
Esteban Andrada n’échappe pas à la sanction
Dans son rapport, la commission de la RFEF a justifié sa
décision avec les mots suivants : « Au
lieu de retourner aux vestiaires, comme l’exige l’article 120.3, le
joueur a adopté une attitude agressive et a couru – volontairement
– vers le capitaine de l’équipe adverse. Une fois à sa hauteur,
(i) il a sauté sur lui et (ii) l’a frappé. La préméditation
minimale requise pour se rendre sur les lieux où se trouvait la
victime, conjuguée à l’usage d’une force excessive lors de
l’exécution de l’acte, tel que consigné dans le rapport, démontre
une intention spécifique, que le Comité considère comme une
circonstance aggravante de premier ordre. La nature du coup – un
coup direct au visage porté avec une force excessive – place cet
acte parmi les plus graves des agressions relevant de cette
infraction. »
Après le match, bien conscient d’avoir franchi la ligne rouge,
Andrada s’est excusé publiquement auprès de son club et de ses
supporters. Comme rapporté par Marca, il a même envoyé
un texto au capitaine de Huesca pour s’excuser en privé.




