La Rod Laver Arena a été le théâtre d’un affrontement d’une rare intensité lors de la demi-finale de l’Open d’Australie 2026 entre Jannik Sinner et Novak Djokovic. Après plus de quatre heures d’efforts extrêmes, c’est finalement le Serbe qui a eu le dernier mot, s’imposant en cinq sets (3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4) au terme d’un combat éprouvant aussi bien physiquement que mentalement.
Déjà spectaculaire, la première demi-finale entre Carlos Alcaraz et Alexander Zverev semblait difficile à surpasser. Pourtant, Sinner et Djokovic ont élevé le niveau encore davantage. Grâce à cette victoire, Djokovic met fin au parcours du champion en titre et se qualifie pour une finale de Grand Chelem, une première depuis un an et demi. À 38 ans, il se rapproche un peu plus d’un 25ᵉ titre majeur historique. Face à lui dimanche, Carlos Alcaraz tentera, de son côté, d’entrer dans l’histoire en devenant le plus jeune joueur à compléter le Grand Chelem de carrière.
Sinner frappe fort d’entrée
Djokovic entame la rencontre de manière délicate. Son premier jeu de service est immédiatement perdu, permettant à Sinner de prendre rapidement les commandes avec un avantage de 3-0. Malgré ce départ difficile, le Serbe montre déjà un visage bien plus conquérant que lors de son tour précédent. Plus agressif, il cherche constamment la profondeur pour perturber son adversaire.
Cependant, la solidité impressionnante de Sinner dans les échanges fait la différence. Très propre du fond du court et efficace dans ses choix tactiques, l’Italien ne relâche pas la pression et conclut le premier set 6-3, grâce à une nouvelle démonstration de maîtrise technique.
Djokovic élève le niveau
Loin d’abdiquer, Djokovic monte d’un cran dès le deuxième set. Plus précis et plus audacieux, il joue chaque point avec une intensité maximale. À 2-1, il parvient à saisir sa chance sur une balle de break, provoquant l’enthousiasme du public australien, largement acquis à sa cause.
La confiance du Serbe est alors palpable. Il sauve un jeu extrêmement tendu après avoir été mené 0-40, creuse l’écart et conserve son avance jusqu’au bout pour s’adjuger la manche 6-3. Le match est totalement relancé.
Le troisième set, tournant physique
Le troisième acte offre un tennis d’une qualité exceptionnelle. Les deux joueurs se rendent coup pour coup, sans laisser le moindre espace. À égalité 2-2, Djokovic se procure une opportunité de break, mais Sinner s’en sort avec audace, signant un passing fulgurant.
L’Italien varie alors davantage son jeu, multipliant les amorties pour user physiquement Djokovic. Cette stratégie porte ses fruits. Le Serbe, visiblement émoussé, finit par céder à 4-5, laissant le set à Sinner après plusieurs fautes directes.
L’expérience de Djokovic fait la différence
Acculé, Djokovic refuse pourtant de céder. Dès le début du quatrième set, il prend l’ascendant et s’appuie sur un service d’une efficacité redoutable. Solide dans les moments clés, il écarte plusieurs balles de break et arrache la manche 6-4, poussant la rencontre dans un cinquième set décisif.
Dans l’ultime manche, l’expérience du Serbe parle. Menacé à plusieurs reprises sur son engagement, il sauve de nombreuses balles de break avec sang-froid avant de convertir la seule occasion franche qu’il se crée. Imperturbable au moment de conclure, Djokovic scelle une victoire marquante, symbole de sa longévité et de sa force mentale.
Désormais, place à la finale tant attendue face à Carlos Alcaraz. Un duel générationnel qui promet d’écrire une nouvelle page de l’histoire du tennis, entre la quête d’éternité du Serbe et l’ambition d’un jeune prodige prêt à battre de nouveaux records.




