Pendant des décennies, les Lakers ont pu compter sur leur histoire et leur incroyable pouvoir d’attraction. Mais derrière le prestige, leur structure est longtemps restée étonnamment réduite : peu de cadres intermédiaires, une cellule analytique limitée et un département consacré à la performance beaucoup moins développé qu’ailleurs…
L’arrivée de Mark Walter comme propriétaire majoritaire doit changer la donne. Déjà à la tête des Dodgers, le milliardaire souhaite reproduire dans le basket la transformation menée par Andrew Friedman et Farhan Zaidi en MLB. En une décennie, les deux dirigeants ont ainsi fait de la franchise de baseball une référence dans l’analyse, la gestion physique et le développement des joueurs.
Leur mission chez les Lakers ne consiste toutefois pas à choisir les joueurs. Andrew Friedman et Fahran Zaidi travaillent surtout sur l’architecture de l’organisation, afin d’ajouter les bonnes compétences autour de Rob Pelinka et de poursuivre la réorganisation entamée après le changement de propriétaire.
Deux assistants GM et un laboratoire de biomécanique
Les Lakers veulent ainsi recruter deux assistants GM : l’un spécialisé dans l’évaluation du personnel, l’autre dans la stratégie et les statistiques avancées. Andrew Friedman et Fahran Zaidi participent à certains entretiens, alors que la franchise avait déjà tenté d’attirer Steve Senior, assistant GM des Wolves.
D’après Yahoo Sports, le chantier concerne aussi la performance. Rob Pelinka a confirmé que les Lakers travaillaient avec les Dodgers pour mettre en place un laboratoire de biomécanique. Lors des derniers playoffs, Austin Reaves, touché aux obliques, aurait même utilisé les installations du Dodger Stadium pendant sa rééducation.
« C’est une reconstruction et un rééquipement complets », a résumé Rob Pelinka, qui veut « faire passer l’organisation au niveau supérieur ». Prolongé avant le changement de propriétaire, il reste au centre des décisions sportives, mais sera désormais mieux entouré. Et peut-être aussi encadré, voire évalué…
Ajouter la technologie au prestige
Cette évolution marque une rupture avec le fonctionnement principalement familial associé à l’ère Buss, même si Jeanie Buss doit rester à la tête de la franchise. Les Lakers n’ont en effet jamais eu de difficulté à attirer les stars grâce à Hollywood, à leur palmarès et à leur exposition médiatique. Mais dans une NBA où les marges se trouvent dans les données, la prévention des blessures ou le développement individuel, leur image ne suffit plus.
Comme chez les Dodgers, l’objectif de Mark Walter est donc moins de remplacer les hommes en place que de mettre en place une machine performante autour d’eux. Les Lakers savaient déjà vendre une scène incomparable. Ils veulent maintenant s’offrir les outils et les infrastructures des organisations les plus performantes.
Une révolution qui fera sans doute beaucoup moins de bruit que le transfert d’une superstar, mais dont les effets pourraient être finalement beaucoup plus durables pour la réussite des « Purple & Gold » à moyen et long terme.




