Dans une finale haletante face à Clermont, Saint-Grégoire valide son titre national de D2F grâce à une victoire cumulée sur les deux manches (50-46). Pourtant battues au retour (25-21), les Bretonnes confirment leur domination construite dès le match aller et concluent une saison exceptionnelle.
Longtemps habituée au milieu ou au bas de tableau, jusqu’à une 12e place relégable la saison passée, finalement maintenue administrativement en D2F, Saint-Grégoire a complètement changé de dimension cette année.
Sous la houlette de l’entraîneur Romain Corre, le club breton a réalisé un exercice remarquable : première place de la phase régulière, puis parcours parfait en play-offs. En mars, la dynamique est impressionnante avec sept victoires consécutives, la dernière défaite remontant à février contre Pessac, de justesse. Les Bretonnes ont même frappé un grand coup en fin de saison régulière en battant Clermont, alors leader, pour s’emparer de la première place. Elles ont ensuite confirmé en demi-finale face à ASUL Vaulx-en-Velin, validant leur billet pour la finale.
En face, Clermont a connu une fin de saison plus chaotique. Longtemps leader, le club a été fragilisé par plusieurs blessures, notamment celle de Clara Vaxes, demi-centre indisponible jusqu’à la fin de saison. Malgré cela, les Auvergnates ont su réagir en demi-finale face à Bouillargues, remportée en deux manches, pour rallier la finale.
Un match aller décisif pour les Bretonnes
Au match aller, Saint-Grégoire a frappé fort avec une victoire nette (29-21). Solides défensivement et efficaces en attaque, les Bretonnes ont étouffé Clermont, incapable de trouver des solutions. Une avance de 8 buts qui semblait déjà condamner les visiteuses du soir.
Au match retour, dans une salle acquise à leur cause, les joueuses de Clermont ont pourtant cru à l’exploit. À la pause, elles comptaient deux buts d’avance et étaient virtuellement revenues à 6 buts dans la course au titre. Portées par une belle intensité, elles infligent un 4-0 au retour des vestiaires (16-10, 35e) et prennent jusqu’à sept buts d’avance (22-15, 47e), avec une grande performance de Juliette Janod (9/14).
Mais le tournant intervient avec l’exclusion de Charlotte Kieffer, qui casse la dynamique clermontoise. Saint-Grégoire en profite pour se remettre dans le match, tandis que Marie Pouliquen multiplie les arrêts décisifs. Malgré leur victoire 25-21, les Auvergnates échouent à quatre buts du titre.
Un sacre historique pour Saint-Grégoire
Au cumul des deux matchs, Saint-Grégoire s’impose et devient champion de France de D2F. Un sacre symbolique pour un club qui, initialement, ne devait même pas figurer dans ce championnat et visait avant tout le maintien en début de saison. Une réussite collective portée par un groupe en pleine confiance, ainsi que par un staff dirigé par Romain Corre, auteur d’une saison de référence pour sa première année à la tête de l’équipe.
Derrière cette finale, Bouillargues complète le podium en décrochant la 3e place de la D2F. Battues d’un but à domicile lors du match retour, les joueuses de Bouillargues avaient fait la différence dès l’aller en s’imposant de 6 buts sur le parquet de l’ASUL . Un écart suffisant pour conserver l’avantage sur l’ensemble des deux manches et valider sa place sur le podium.
De son côté, Clermont devra rapidement se projeter vers la suite. Le club disputera un barrage d’accession à la Ligue Butagaz Énergie face à La Stella Saint-Maur Handball, douzième de LBE, avec encore la possibilité de décrocher une montée historique.




