Le Maroc rêve plus que jamais
d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Longtemps annoncé
favori, le stade Bernabéu aurait perdu son avance face à la
candidature du futur stade Hassan II de Casablanca.
La Coupe du monde 2030 continue d’alimenter les spéculations.
Une semaine après le sacre de l’Espagne face à l’Argentine (1-0)
lors de l’édition 2026, l’organisation du prochain Mondial revient
déjà au cœur des débats. Coorganisée par l’Espagne, le Portugal et
le Maroc, avec trois matchs inauguraux en Uruguay, en Argentine et
au Paraguay, la compétition suscite une question majeure : quel
pays accueillera la finale ?
Selon les informations de The Athletic, un véritable
bras de fer se joue désormais entre l’Espagne et le Maroc.
Longtemps considéré comme l’immense favori, le stade Bernabéu ne
bénéficierait plus de la même avance. La Fédération espagnole
(RFEF) souhaite naturellement voir la finale se dérouler dans
l’antre du Real Madrid, entièrement rénovée pour près de 1,5
milliard d’euros.
Pourtant, plusieurs sources proches du dossier estiment que le
rapport de force a radicalement changé. « Il y a dix-huit mois,
il était impossible pour le Bernabéu de perdre la finale. Mais
aujourd’hui, je ne serais pas surpris, car la position de la RFEF
est très faible comparée à tout ce que le Maroc a accompli »,
confie anonymement une source à The Athletic.
Le Maroc gagne du terrain
Le Royaume ne cache plus ses ambitions. La finale est destinée
au futur stade Hassan II, près de Casablanca, une enceinte de 115
000 places appelée à devenir la plus grande du monde. Près d’un
milliard d’euros ont été investis dans ce projet, auquel s’ajoutent
d’importants chantiers ferroviaires et autoroutiers destinés à
accompagner l’événement.
Autre atout de poids, l’influence de Fouzi Lekjaa. Président de
la FRMF, ministre et membre du Conseil de la Fifa, il
entretiendrait des relations privilégiées avec Gianni Infantino.
Plusieurs sources marocaines estiment par ailleurs qu’il serait
légitime que la finale soit organisée à Casablanca, l’Afrique
n’ayant accueilli qu’une seule finale de Coupe du monde, en 2010,
en Afrique du Sud.
En face, la Fédération espagnole continue de payer plusieurs
années de turbulences institutionnelles. Son président, Rafael
Louzan, ne disposerait pas encore du même poids sur la scène
internationale que Fouzi Lekjaa, tandis que ses relations avec le
gouvernement espagnol seraient parfois compliquées. Le principal
atout de Madrid reste la proximité entre Florentino Pérez et Gianni
Infantino. Mais selon The Athletic, la finale, autrefois
promise au Bernabéu, est désormais loin d’être acquise. La décision
finale reviendra aux dirigeants de la FIFA.




