Parvenue à s’extirper de la phase de groupes de la Coupe du monde pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire affrontera la Norvège ou la France en 16es de finale et potentiellement le Brésil ensuite. Mais, au lieu de s’inquiéter, ce tableau final relevé pourrait constituer une chance pour une équipe que peu d’observateurs avaient vu venir.
C’est l’une des belles images qui restera de cette phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Après leur qualification historique pour la phase à élimination directe du Mondial, les Eléphants se sont réunis sur le terrain pour une photo de groupe jeudi soir à Philadelphie après leur victoire contre Curaçao (2-0). Et voici 3 raisons de penser que le meilleur reste à venir.
Une jeunesse dorée
Avec Amad Diallo, Yan Diomandé et Bazoumana Touré sur les ailes, Ange-Yoan Bonny ou Elye Wahi en pointe et Christ Inao Oulaï au milieu, la Côte d’Ivoire, plus jeune équipe de cette Coupe du monde, possède une impressionnante génération de pépites, toutes âgées tout au plus de 25 ans.
Depuis le début du tournoi, Diomandé, à l’origine de plusieurs buts, et Diallo, buteur décisif contre l’Equateur, sont les talents qui se sont le plus illustrés, les deux seuls qui bénéficient d’un statut de titulaire indiscutable. Au milieu, Inao Oulaï alterne entre titularisations et entrées en jeu, tandis que Bonny semble avoir pris l’ascendant sur Wahi en pointe. Ce type de profil rafraîchissant est typiquement celui que la Coupe du monde aime valoriser.
Un profil d’adversaires taillé sur mesure
Si les Eléphants n’ont pas affiché leur visage le plus séduisant face à un Curaçao rapidement mené mais qu’ils ont longtemps laissé en vie dans le match, faute d’avoir su l’achever, personne n’a oublié leur superbe prestation contre l’Allemagne.
Face à de potentiels adversaires favoris comme la Norvège, la France et peut-être le Brésil, la bande à Emerse Faé enfilerait à chaque fois un costume d’outsider qui lui va à merveille. Avec Yan Diomandé comme dévoreur d’espaces, Amad Diallo en joueur d’instinct, mais aussi les grandes enjambées de Wilfried Singo, actuellement blessé, la Selefanto a les armes pour punir n’importe quelle équipe en transition rapide. Et le parcours du Maroc en 2022 est là pour rappeler à quel point le statut de surprise peut avoir son importance dans une telle compétition.
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La profondeur de banc
Depuis le coup d’envoi de cette Coupe du monde, Emerse Faé a titularisé 18 joueurs différents et effectué respectivement 5 et 4 changements dans son onze de départ d’un match à l’autre.
A l’image du changement de système (passage du 4-4-2 au 4-3-3) à la mi-temps du match contre Curaçao, Faé est adepte d’une grande flexibilité tactique et alterne entre un système très offensif avec 4 attaquants et un plus équilibré à trois milieux où seul le capitaine Franck Kessié fait figure d’indispensable. Ibrahim Sangaré, Inao Oulaï et Seko Fofana alternant à ses côtés au gré des choix du technicien. Il en va de même pour Nicolas Pépé, auteur d’un doublé contre Curaçao, et souvent sacrifié quand Faé opte pour un système à 3 attaquants.
En défense, la polyvalence de Singo, aligné dans l’axe au premier match et latéral droit au deuxième, offre aussi de précieuses options. Et dire qu’Evan Ndicka, patron théorique de cette défense mais blessé ces dernières semaines, n’a toujours pas été utilisé….




