Cinq jours après la clôture des candidatures pour la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Souleymane Cissé est sorti du silence.
Le président du Racing Club d’Abidjan, qui avait annoncé son intention de se présenter avant de finalement renoncer, réfute catégoriquement l’idée d’un accord conclu en coulisses.
« Personne ne m’a acheté »
Dans un long communiqué publié sur Facebook, Cissé explique avoir pris une décision « personnelle, réfléchie et pleinement assumée ».
« Mon retrait n’a fait l’objet d’aucun marchandage », insiste-t-il, avant de préciser n’avoir « absolument rien reçu » en échange de sa décision.
Le dirigeant dément notamment avoir négocié le maintien du Racing Club d’Abidjan, un poste de vice-président à la FIF ou quelconque avantage personnel.
Il assure également n’avoir discuté avec aucun des deux autres candidats concernés et dément les propos qui lui ont été attribués dans la presse : « Je n’ai parlé à aucun journaliste au sujet de cette décision. »
Pour Cissé, ce retrait ne signifie toutefois pas l’abandon de ses ambitions pour le football ivoirien.
« Je ne recule pas. Je choisis un chemin », résume celui qui dit vouloir continuer à défendre son projet autour de la formation, du football féminin, des clubs locaux et du développement à la base.
Idriss Diallo désormais seul en piste
Ce retrait laisse Yacine Idriss Diallo comme unique candidat déclaré à l’élection programmée le 12 septembre à Yamoussoukro.
Malick Tohé, également candidat potentiel, a finalement choisi de soutenir le président sortant.
Diallo, élu en avril 2022, défend de son côté son bilan et promet de « continuer ce que nous avons commencé », en consolidant les réformes menées lors de son premier mandat.
Des résultats, mais toujours de la contestation
Le dirigeant peut mettre en avant des résultats sportifs importants : l’équipe nationale masculine a remporté la CAN 2023 à domicile, disputée début 2024, avant de franchir cette année pour la première fois la phase de groupes d’une Coupe du monde.
Ces performances n’ont pourtant pas éteint les critiques autour de sa gouvernance globale.
Une partie des clubs locaux réclame notamment davantage de moyens et certains ont même brandi la menace d’un boycott du scrutin, estimant que leurs conditions économiques restent insuffisantes.




