Avant même le début de la saison, Corliss Williamson a déjà laissé son empreinte sur les jeunes Spurs. En prenant en main l’équipe de Summer League, l’ancien meilleur sixième homme de NBA a transformé un groupe en difficulté en une formation capable d’enchaîner quatre victoires. Une illustration parfaite de la méthode « Big Nasty », fondée sur l’effort, la discipline et l’intensité.
Après un départ catastrophique, avec trois défaites au California Classic puis un nouveau revers pour débuter à Las Vegas, San Antonio semblait en effet promis à une Summer League sans relief. Mais Corliss Williamson, chargé de diriger l’équipe cet été, a rapidement recadré ses joueurs.
« Big Nasty » déteste les fainéants
« À San Francisco, nous n’avions pas bien commencé », raconte Emanuel Miller. « Il a réuni tout le monde et nous a parlé de l’importance de la défense. »
Le résultat ne s’est pas fait attendre : les Spurs ont remporté leurs quatre dernières rencontres pour terminer avec un bilan équilibré de quatre victoires et quatre défaites.
Surnommé « Big Nasty » durant sa carrière de joueur, Corlis Williamson n’a rien perdu de son exigence.
« Une des choses que je déteste le plus, ce sont les joueurs qui ne se donnent pas à fond. Moi, en tant que joueur, je devais donner le maximum pour réussir et avoir un impact sur le match. Alors, quand quelqu’un est paresseux ou ne fait pas les efforts, je n’ai aucune tolérance pour ça. »
Une philosophie adoptée par ses joueurs, même si Williamson préfère mettre en avant la réceptivité de son groupe.
« Depuis le premier jour, ils ont appliqué ce dont nous parlons à San Antonio : ‘pound the rock’. Nous avons vu les fruits de ce travail. Défensivement, nous sommes devenus une meilleure équipe. Offensivement, nous avons mieux partagé le ballon et cela nous a permis de gagner. »
Un message simple : défendre ou s’asseoir
L’ancien intérieur ne cherche d’ailleurs pas à compliquer son discours.
« Je leur dis simplement les choses. Si tu prends ce tir-là, tu vas finir sur le banc. Si tu veux jouer chez nous, tu dois défendre, être physique et courir en transition. Si tu veux avoir une chance de jouer avec les Spurs, tu dois être capable de faire tout ça. »
Arrivé il y a un an dans le staff de Mitch Johnson, après avoir travaillé à Sacramento, Orlando, Phoenix et Minnesota, Corlis Williamson s’est rapidement imposé comme une voix importante du vestiaire. Avec le départ de Sean Sweeney au Magic, il devrait désormais devenir le principal responsable de la défense de San Antonio.
« Corliss a connu pratiquement toutes les étapes possibles en NBA en tant que joueur. C’est l’une des voix les plus importantes du staff sur les schémas défensifs, mais il peut aussi parler de son expérience de champion NBA, de Sixième Homme de l’année, d’ancien grand joueur universitaire ou encore de joueur transféré. Cette expérience est extrêmement précieuse », souligne le coach des Spurs.
Après avoir terminé 25e de la ligue au « Defensive Rating » en 2024/25, les Spurs ont bondi jusqu’à la troisième place de ce classement la saison dernière.
Luke Kornet souligne d’ailleurs le rôle de Corlis Williamson dans cette progression. « Nous avons des standards très élevés défensivement. Le staff nous a rappelé chaque jour ces exigences et Corliss y a largement contribué. »
Une culture qui colle à l’identité des Spurs. Et Williamson insiste sur le sens positif de ce côté « nasty ».
« Pour moi, cela veut simplement dire jouer dur, tout donner quand on est sur le terrain, faire les sacrifices nécessaires, plonger sur un ballon et être physique au rebond », conclut-il.




