Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à faire sa rentrée sous les ordres de son nouveau sélectionneur, Hervé Renard, Wilfried Bony est revenu, en exclusivité pour Afrik-Foot, sur la prestation des Éléphants lors du dernier Mondial, se disant optimiste pour l’avenir.
C’est l’heure de la rentrée ! La prochaine fenêtre internationale marque le retour aux affaires des sélections après un Mondial aux États-Unis, au Mexique et au Canada riche en rebondissements, remporté par l’Espagne.
La Côte d’Ivoire, elle, s’est hissée pour la première fois de son histoire en huitièmes de finale et s’apprête à se lancer dans les éliminatoires de la CAN 2027. A l’approche de l’annonce de la liste d’Hervé Renard, mercredi, Wilfried Bony, désormais consultant pour la chaîne de télévision ivoirienne NCI, a livré pour Afrik-Foot son bilan de la Coupe du monde et s’est projeté sur l’avenir des Éléphants.
« Le bilan est à la fois positif et mitigé. Il y a de la déception parce qu’on pensait qu’on pouvait aller plus loin. Après, on est contents d’avoir participé, ce qui n’arrivait pas depuis 12 ans, et surtout d’avoir franchi le premier tour, un premier cap très important. L’équipe était très jeune, alors ça nous donne de l’espoir pour l’avenir », nous a-t-il expliqué, avec« un petit sentiment de regret » sur ce 16e de finale perdu à la 86e minute contre la Norvège d’Erling Haaland (2-1). Cette jeunesse, c’est un motif d’espoir évident pour l’ancien buteur international (59 sélections, 18 buts).
Une jeunesse ivoirienne prometteuse qui se met « à un niveau international »
« On figurait parmi les trois équipes les plus jeunes de la Coupe du monde. Ça montre déjà le niveau actuel des joueurs, mais aussi leur marge de progression. Quand tu vois Christ Inao Oulaï qui signe à la Fiorentina, Bazoumana Touré qui arrive à Newcastle et Yan Diomandé qui signe au Real Madrid, les joueurs se mettent à un niveau international et vont pouvoir apporter tout ça à la sélection. Pour les prochaines compétitions internationales, ils auront plus d’expérience, plus de charisme, plus de facilité à gérer les temps forts et les temps faibles. C’est magnifique à voir pour la sélection », a-t-il apprécié.
L’ancien n°9 nous a ensuite partagé son point de vue sur l’un des chantiers qui attend le nouveau sélectionneur Hervé Renard, nommé en lieu et place d’Emerse Faé durant l’été : l’attaque. « Depuis un certain temps, nos meilleurs joueurs en sélection, ce sont les ailiers. L’attaquant doit être résilient et performant, savoir être patient, attendre sa chance et s’adapter à eux. C’est très difficile. Si tu ne t’affirmes pas, si tu ne parviens pas à gérer l’environnement, si tu ne montres pas ton ego, c’est compliqué », a lancé le champion d’Afrique 2015 avant de poursuivre.
Trouver l’attaquant idéal et les bons réglages offensifs pour Hervé Renard
« Après, c’est aussi un travail collectif, un travail pour le staff. Il faut donner leur chance aux jeunes. Pour Élie Wahi et Yann Bonny, le Mondial a été leur première compétition. C’est difficile pour eux, d’autant que les concurrents sont très forts. Ils n’ont pas beaucoup joué. Ils manquaient aussi d’automatismes avec les autres joueurs, car ils n’ont eu que très peu de temps de jeu ensemble. Il faut du temps pour savoir comment jouent les autres, pour savoir quand Nicolas Pépé va rentrer intérieur, pour savoir quand Yan Diomandé va centrer, etc. Tout ça n’est pas réglé. »
« C’était forcément très compliqué. Ils devaient s’adapter en très peu de temps aux autres joueurs autour. Il fallait aussi s’imposer pour devenir incontournable aux yeux de ceux qui doivent les servir. Ils sont prêts, Wahi, Bonny, Guessand. Maintenant, il faut qu’ils s’inscrivent sur la durée, qu’ils peaufinent leur association avec les autres et, surtout, qu’ils résistent à la pression, parce que ce n’est pas facile du tout d’être le n° 9 de la Côte d’Ivoire », a-t-il conclu, en connaissance de cause.
Le message est passé. À bon entendeur. Le programme de Renard et ses hommes promet d’être chargé avec la réception du Ghana (24 septembre) et un déplacement en Somalie (29 septembre) dans le cadre des éliminatoires pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, avant un match amical de prestige face au Cameroun (3 octobre).




