Alors que le Kenya, la Tanzanie
et l’Ouganda doivent accueillir la CAN 2027, des doutes persistent
sur l’avancée des préparatifs.
À quelques mois du coup d’envoi, le doute continue de planer
autour de la CAN 2027. Alors que le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda
doivent accueillir conjointement la prochaine édition de la
compétition, plusieurs signaux commencent à susciter des
interrogations sur la capacité du trio à être prêt dans les temps.
Dans ce contexte, le Maroc aurait de nouveau été approché par la
Confédération africaine de football (CAF) pour se tenir prêt à
prendre le relais.
Le principal point d’interrogation concernerait notamment le
Kenya. D’après l’insider Youssef, le Talanta Sports Stadium de
Nairobi, l’une des enceintes appelées à accueillir la compétition,
accuse toujours un retard dans son chantier. Une situation qui
aurait poussé la CAF à envisager différentes solutions de secours.
Trois pays auraient ainsi été sondés ces dernières semaines, parmi
lesquels le Maroc, qui dispose déjà de plusieurs infrastructures
modernes et opérationnelles.
Le royaume chérifien n’en est d’ailleurs pas à sa première
apparition dans ce dossier. Dès la mi-juillet, le compte Soccer212,
spécialisé dans l’actualité du football marocain, avait affirmé que
la CAF aurait approché les autorités marocaines en privé afin
d’étudier une éventuelle organisation de la CAN 2027. Une
information rapidement démentie par l’instance africaine, qui avait
néanmoins réaffirmé quelques jours plus tard son soutien au projet
porté par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.
Motsepe avoue une « grande urgence »
Mais les dernières nouvelles n’ont pas totalement dissipé les
inquiétudes. Une délégation de la CAF s’est récemment rendue dans
les trois pays hôtes afin d’évaluer l’avancement des différents
travaux. À neuf mois du début de la compétition, prévu du 19 juin
au 17 juillet 2027, plusieurs chantiers semblent encore loin d’être
totalement finalisés. De quoi maintenir la pression autour de
l’organisation de cette CAN.
Patrice Motsepe a lui-même alimenté les interrogations cette
semaine. Alors qu’il était en déplacement en Afrique de l’Est, le
président de la CAF a une nouvelle fois assuré qu’aucune
relocalisation n’était envisagée : « Il n’y a pas de plan B, il n’y
a pas de plan C. Il n’y en aura jamais ». Quelques instants plus
tard, le Sud-Africain reconnaissait toutefois l’urgence de la
situation : « Le problème, c’est que nous sommes à neuf mois de la
CAN, ce qui constitue une grande urgence. » Le prochain examen
majeur est attendu en janvier, à quelques mois seulement du coup
d’envoi.




