Vingt-quatre heures après l’une des pires défaites de l’histoire de la franchise, Brandon Miller a parfaitement incarné la réaction des Hornets. Limité à 6 points à 2/14 au tir face aux Hawks, l’ailier de Charlotte a répondu avec 34 points, 7 rebonds et 4 passes contre le Heat, tout en prenant ses responsabilités dans les moments importants.
Charlotte a pourtant vu ses 23 points d’avance fondre en dernier quart-temps. Lorsque Miami est revenu à égalité (100-100), les Hornets auraient pu repenser à leur débâcle de la veille, mais ils ont au contraire gardé leur calme.
« Cela montre la combativité de cette équipe », retient Brandon Miller. « Aucun match ne sera parfait, que nous soyons menés de 20 points ou que nous ayons 20 points d’avance. Nous devons nous appuyer sur l’ADN des Hornets. En NBA, il faut traverser l’adversité. Ce match a montré de quoi notre basket était fait. »
Ne pas surréagir
Lorsque Miami a égalisé, Naz Reid a rappelé à ses partenaires que la rencontre repartait simplement de zéro. Un message repris par Brandon Miller.
« C’était 0-0 », confirme ainsi l’ailier. « Il fallait commencer cette partie du match comme nous avions commencé la première mi-temps. Nous pouvions augmenter notre impact physique, jouer plus intelligemment, limiter les pertes de balle et les mauvaises possessions. En faisant cela, nous pouvions gagner. »
Au-delà de ses 34 points, Brandon Miller a également montré les progrès réalisés dans la lecture du jeu. Face aux défenseurs plus petits, il a exploité sa taille à mi-distance, avant d’aller chercher des lancers-francs. Malgré une adresse encore perfectible (10/29 au tir), l’ailier a notamment provoqué 12 lancers-francs, pour 11 réussites.
Une façon de peser sur la rencontre même lorsque son tir extérieur ne rentre pas. « Ce sont les petites choses », explique-t-il. « Il faut d’abord voir quelques paniers faciles rentrer et ne pas forcer. J’essaie simplement de faire la bonne action dans chaque situation. C’est ce qui va nous placer dans la meilleure position pour gagner. »
Son entraîneur Charles Lee a surtout retenu sa capacité à rebondir après une soirée difficile.
« C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais surréagir à des pourcentages, à une période d’adresse compliquée ou à un seul match », rappelle le coach. « Son travail est très impressionnant. Même lorsqu’il connaît des difficultés en attaque, il crée beaucoup de bonnes choses pour nous. »
Un patron des deux côtés du terrain
Charles Lee a aussi apprécié l’investissement défensif de son ailier, symbolisé par une interception décisive sur Pelle Larsson dans le final. « Sa défense était nettement meilleure », souligne-t-il. « C’est le compétiteur qu’il est. Il veut devenir un joueur de premier plan des deux côtés du terrain et il l’a montré aujourd’hui. »
Désormais leader de Charlotte après le départ de LaMelo Ball, Brandon Miller doit assumer un nouveau statut. Sa récente prolongation de contrat de 209 millions de dollars sur cinq ans confirme d’ailleurs que les Hornets entendent construire autour de lui.
Mais le jeune ailier n’est pas seul pour porter ce nouveau projet. Il peut notamment s’appuyer sur l’expérience de Dennis Schröder, Naz Reid et Grayson Allen. Ce dernier a d’ailleurs réussi l’action du match avec son panier à 3-points accompagné de la faute, alors que les deux équipes étaient à égalité (104-104).
« Ils représentent une part importante de ce que nous construisons », apprécie d’ailleurs Brandon Miller. « Ils ont disputé les playoffs et sont allés là où nous voulons aller. Ils connaissent nos objectifs et vont nous guider dans la bonne direction. Ils ne pensent qu’à gagner. »
Après les huées face à Atlanta, les Hornets ont donc apporté la meilleure réponse possible, avec Brandon Miller dans le rôle du patron. « Il était facile de se décourager après une telle défaite », reconnaît-il. « Mais tout le monde est revenu avec un état d’esprit positif en se demandant comment réagir. Et nous avons réussi à le montrer. »














