NBA – Prolongé pour 112 millions de dollars sur cinq ans, Ayo Dosunmu s’affirme comme l’un des leaders des Wolves, aussi bien sur le terrain que dans le vestiaire.
Visage des Wolves depuis son arrivée en NBA, Anthony Edwards impose évidemment son talent, mais aussi son énergie, son assurance et son goût du « trashtalking ». Mais depuis quelques mois, un coéquipier n’hésite plus à lui répondre : Ayo Dosunmu.
Arrivé en février dernier en provenance de Chicago, le combo guard avait d’abord pris le temps d’observer et de comprendre le fonctionnement de sa nouvelle équipe. Désormais prolongé pour 112 millions de dollars sur cinq ans, il se sent suffisamment installé pour faire entendre sa voix.
« Maintenant, j’ai le sentiment d’être bien établi dans l’organisation et de comprendre notre attaque comme notre défense », explique-t-il. « Je peux donc parler davantage. Je veux faire tout ce qu’il faut pour aider l’équipe à gagner, que ce soit en prenant davantage la parole, en devenant un leader ou en veillant à ce que chacun assume ses responsabilités. »
Un répondant apprécié par Anthony Edwards
Lors des oppositions à l’entraînement, Ayo Dosunmu se retrouve régulièrement sur Anthony Edwards. Il le presse, le provoque et répond à ses remarques. Une attitude qui amuse autant qu’elle stimule la vedette des Wolves.
« C’est génial », apprécie Anthony Edwards. « Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui me répondent lorsque je parle. Avoir quelqu’un comme lui dans mon équipe, et pas en face, c’est vraiment précieux. »
Le triple All-Star apprécie particulièrement la dureté de son coéquipier, né à Chicago et formé dans l’Illinois avant de passer quatre saisons et demie sous le maillot des Bulls.
« Il vient de Chicago, donc il apporte cette dureté et cette combativité que j’adore », poursuit Anthony Edwards. « C’est quelque chose dont nous avions besoin depuis des années. »
Cette mentalité ne s’exprime pas uniquement lorsqu’il faut défier le meilleur joueur de l’équipe. Ayo Dosunmu veille également à ce que les plus jeunes respectent leur programme de travail.
« Il montre l’exemple », rapporte Jaylen Clark. « Maintenant, il sait que je travaille et nous entretenons une très bonne relation. Mais si vous êtes du genre à tricher avec le travail, ce ne sera pas votre gars. »
Un transfert qui l’a relancé
Après quatre saisons et demie à Chicago, Ayo Dosunmu avait été envoyé à Minnesota en échange de Rob Dillingham, Leonard Miller et plusieurs choix de Draft. Ce départ d’une équipe éloignée des playoffs vers une formation ambitieuse à l’Ouest a ainsi donné un nouvel élan à sa carrière.
Malgré une blessure au mollet, Ayo Dosunmu avait eu le temps de se signaler avec un triple-double face à Dallas avant de peser durant les playoffs. Des performances qui ont convaincu les Wolves de faire de sa prolongation l’une de leurs priorités estivales, avant même les arrivées de LaMelo Ball et Jonathan Kuminga.
« Je me sens vraiment installé. Je suis reconnaissant », confie-t-il. « Ici, c’est chez moi. C’est là que je voulais être depuis le début. »
Le patron de la deuxième unité ?
Après le départ de Naz Reid, Ayo Dosunmu devrait endosser le rôle de sixième homme. Un statut qui correspond à ses nouvelles responsabilités puisque Chris Finch attend de lui qu’il apporte de l’énergie, de la création et une pression défensive constante en sortie de banc, mais aussi qu’il s’affirme comme un leader de cette deuxième unité.
« C’était très important de le conserver parce que nous avons besoin de lui », insiste l’entraîneur. « Son rôle est plus important que la saison dernière. Nous voulons qu’il continue à faire les mêmes choses, mais avec davantage d’explosivité, de scoring et d’impact d’un bout à l’autre du terrain. »
Ayo Dosunmu a déjà commencé à prendre ses marques dans ce nouveau rôle avec 10 points et 3 passes en 21 minutes lors de la défaite de présaison contre Indiana. Mais son ambition va bien au-delà de ses stats individuelles.
« Dans trois ans, je veux que les gens regardent ce contrat et disent que c’était une affaire », annonce-t-il. « Je suis encore plus concentré parce que je ressens désormais davantage de responsabilités. Je dois tout donner, être compétitif et aider cette organisation à gagner un titre. »
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