La Summer League est un terrain d’expérimentation pour la NBA et en plus du lancer-franc unique, la Grande Ligue y essaie aussi un ballon connecté, doté d’un capteur intégré capable de détecter les contacts avec la balle.
Le ballon ne peut pas identifier seul le joueur qui l’a touché. En revanche, il peut signaler le moment exact d’un contact. Croisée avec les images des caméras et les systèmes de suivi, cette information pourrait ainsi aider à trancher certaines situations difficiles, notamment les ballons déviés avant une sortie.
C’est souvent dans ces séquences que les ralentis montrent leurs limites. Main, avant-bras, bout des doigts, ballon qui change à peine de trajectoire : même image par image, certaines décisions restent ambiguës. Avec un capteur dans le ballon, la ligue espère ajouter une donnée objective à l’équation.
Le défi est de ne pas toucher à l’essentiel, à savoir les sensations des joueurs. Les précédents essais de ballons connectés avaient été freinés par des capteurs trop visibles, trop lourds ou trop perceptibles au dribble. Cette version se veut plus discrète, avec une puce placée au niveau de la valve, afin de ne pas modifier le poids, le rebond ou le toucher du cuir. D’après la NBA, les premiers retours sont rassurants, sans gêne remontée par les joueurs.
À terme, les usages pourraient d’ailleurs dépasser l’arbitrage. Un ballon connecté peut aussi fournir des données sur la vitesse de relâchement, l’arc du tir, la rotation ou certains aspects de la mécanique de shoot. De quoi intéresser les staffs, les diffuseurs… et la ligue, toujours à la recherche de nouvelles statistiques.
Pour l’instant, la NBA avance doucement mais l’arbitrage de demain se jouera peut-être aussi à l’intérieur du ballon.




