«Ils ont l’effectif idéal pour pouvoir changer de forme selon ce que vous mettez en place. Malgré ça, ils restent productifs, peu importe les joueurs présents sur le terrain». LeBron James est admiratif de ce côté «caméléon» du Thunder, capable de s’adapter à tous les changements et toutes les tactiques des adversaires. Aux Lakers, JJ Redick essaie de les surprendre, et ça peut fonctionner. Mais Mark Daigneault a toujours une solution à tout.
Dans le Game 2, c’est Jared McCain qui sort de sa boîte. Cette nuit, Ajay Mitchell se comporte en patron, et Isaiah Joe et Cason Wallace font mouche de loin.
«Il y a beaucoup de choix, et c’est évidemment un très bon problème à avoir» reconnaît le coach du Thunder. «Je fais confiance à tout le monde, et ce qui facilite les choses, c’est l’engagement des joueurs envers l’équipe et leur volonté d’adhérer à l’identité collective de cette équipe. Ils sont toujours prêts à jouer, et ils soutiennent la réussite de chaque coéquipier.»
Daigneault prend ainsi l’exemple de McCain et Joe. Le premier a brillé dans le Game 2, encouragé par son coéquipier. C’était l’inverse cette nuit. «Isaiah Joe me donnait même des recommandations de systèmes pour McCain dans le quatrième quart-temps l’autre soir, alors qu’il avait pratiquement pris sa place dans la rotation» révèle Daigneault. «Isaiah n’avait pas joué en seconde mi-temps. Ce soir, Isaiah Joe est revenu dans la rotation et je n’ai pas fait jouer McCain dans le quatrième quart-temps. Mais leur énergie les uns envers les autres ne baisse jamais. C’est assez unique et ça rend les choses plus simples parce que je sais que quand je prends ces décisions, parfois bonnes, parfois mauvaises, l’équipe me soutient et les gars seront toujours prêts.»
La recette secrète du Thunder
Pour le coach du Thunder, le mérite en revient aussi aux dirigeants, et à Sam Presti en particulier. C’est lui qui a composé cette effectif et insufflé cette mentalité basée sur l’altruisme. Mais aussi aux stars de l’équipe qui se comportent en mentor malgré leur jeune âge, et qui n’hésitent pas à mettre les jeunes dans la lumière.
«D’abord, on développe ça en essayant de trouver les bons joueurs, ce que Sam et son staff font extrêmement bien, par différents moyens» détaille le coach du Thunder. «Ensuite, on essaie simplement de voir le meilleur chez les joueurs et de les mettre dans les meilleures conditions possibles. On apprécie leurs points forts, on travaille sur leurs faiblesses, mais on les considère surtout comme des joueurs en développement, capables de progresser. Je l’ai déjà dit plusieurs fois : notre vestiaire le voit de cette manière aussi. C’est vraiment la recette secrète. Parce qu’on peut voir les choses comme on veut, mais si les joueurs ne se soutiennent pas mutuellement comme ceux-ci le font, alors il devient beaucoup plus difficile pour les jeunes joueurs de s’imposer, parce que les erreurs sont inévitables. Je donne aussi énormément de crédit au noyau de l’équipe pour ça.»




