Avant la sortie de Victor Wembanyama, exclu, les Wolves n’avaient pris que huit tirs après des tentatives de pénétration. Wemby aux vestiaires, ils vont en prendre 30, pour un total de 38 sur l’ensemble de la rencontre. Plus de 70% des tirs des Wolves ont été pris après un dribble. Selon ESPN, c’est le 2e plus gros total de l’équipe depuis que Chris Finch a pris les rênes de l’équipe, et forcément, il faut y voir une relation de cause à effet.
« Tout le monde sait que le cercle est beaucoup plus accessible quand il n’est pas sur le terrain », résume Anthony Edwards. « Il mesure quasiment 2m40, et il protège toujours le cercle quand il joue. »
Pourtant, à écouter Chris Finch, il n’y avait pas une volonté outre mesure de pénétrer et d’attaquer le cercle.
« Avec Kornet, c’est globalement la même chose. Leurs fondations sont bonnes parce qu’ils n’ont pas besoin de changer leur style défensif quand Wembanyama sort » rappelle le coach des Wolves. « Kornet fait la même chose : il reste dans la peinture, protège le cercle, et ça reste grand sous le panier. Donc ça ne changeait pas énormément. Il fallait continuer à attaquer le cercle, forcer la défense à réagir puis faire le bon choix. Rudy Gobert a aussi fait un énorme travail sur les écrans. Je l’ai trouvé exceptionnel dans ce domaine. Ses écrans ont créé beaucoup de bonnes situations offensives. »
Anthony Edwards a cassé le premier rideau
En clair, ses joueurs ont simplement été au bout de leurs actions, grâce aux écrans de Rudy Gobert ou leur talent individuel, comme ce fut le cas dans le 4e quart-temps avec Anthony Edwards.
« C’est ce qu’il aime. C’est pour ça qu’il vit » poursuit Chris Finch. « Pas seulement les grands matchs, mais les grands moments. Quand il n’était pas pris à deux, il allait très vite dans ses mouvements, très proprement, et il a trouvé comment créer un espace avec son défenseur. C’est tout ce dont il avait besoin. »
Côté Spurs, De’Aaron Fox a bien conscience que la sortie de Wemby « leur a ouvert le jeu », tandis que Stephon Castle loue simplement le talent individuel d’Edwards.
« Je ne dirais pas qu’il nous a échappé car on a tout de même contesté la plupart de ses tirs. On a envoyé plusieurs défenseurs quand il le fallait. Je pense simplement que c’est un très bon joueur » conclut l’arrière des Spurs, impuissant sur les drives et les shoots compliqués du leader des Wolves.




