Que l’arbitrage soit un sujet après les matchs, en saison régulière ou playoffs, c’est très commun, presque une évidence. Que les officiels soient critiqués de temps à autre n’est pas une nouveauté. En revanche, qu’un joueur vienne dire ses quatre vérités aux arbitres après le buzzer final, c’est déjà plus rare. Pourtant, Austin Reaves n’a pas hésité à venir parler aux hommes en gris à la fin du Game 2 perdu par les Lakers.
Entouré de ses coéquipiers, l’arrière a visiblement dit ce qu’il avait sur le cœur. Il a poursuivi dans le vestiaire après la rencontre. « J’ai fait preuve de respect envers eux toute la soirée. J’ai dit des choses bien pires par le passé », explique celui qui a inscrit 31 points mais n’a pas apprécié l’attitude d’un arbitre à son égard sur un entre-deux.
« J’ai voulu changer ma position pour avoir l’avantage et il (John Goble) s’est retourné et m’a crié dessus. J’ai juste trouvé ça irrespectueux. On est des hommes et il n’avait pas besoin de me crier dessus comme ça. Je lui ai dit, sans lui manquer de respect. Je lui ai dit que si j’avais fait ça, j’aurais pris une faute technique. Je pense que si je n’ai pas pris la technique, c’est parce qu’il savait qu’il était en tort. C’était un manque de respect. »
Cet épisode, qui peut sembler anecdotique car éloigné des décisions sportives, est le symbole de la tension entre les Lakers et les officiels durant la rencontre. LeBron James était très agacé par l’absence de coups de sifflet, il l’a montré en échangeant vigoureusement avec eux. JJ Redick en a remis une couche en conférence de presse.
« C’est déjà dur de les affronter alors quand ils font des fautes, il faut siffler. Et ils en font »
« LeBron est la superstar la moins bien sifflée que j’ai jamais vue », lance le coach des Lakers. « Les petits gabarits savent obtenir des fautes alors que pour les joueurs plus costauds, comme LeBron, c’est plus compliqué. Il s’est fait encore malmener dans ce match. Ce n’est pas spécifique à ces arbitres ou à cette série. Il subit beaucoup de fautes, qui ne sont pas sifflées. Il prend des coups à la tête plus qu’aucun autre joueur et c’est rarement sifflé. »
Après deux matchs dans cette demi-finale de conférence, le meilleur marqueur de l’histoire n’a shooté que cinq lancers-francs. Comment explique-t-il cela ? « Je n’en sais rien », a-t-il glissé dans le vestiaire, sur un ton qui disait clairement qu’il ne voulait pas aborder le sujet…
JJ Redick, lui, enfonce le clou. « Ils ont des joueurs qui font faute à chaque possession et c’est le cas de toutes les bonnes défenses. Il y a eu une séquence où, sur quatre possessions de suite, nos joueurs se font bousculer. On attrape leur maillot à deux mains et on perd un ballon. C’est déjà dur de les affronter alors quand ils font des fautes, il faut siffler. Et ils en font », réclame l’entraîneur.
Néanmoins, comme le coach de Los Angeles le dit, « on n’a pas perdu ce match à cause des arbitres. Ce n’est jamais le cas. On perd parce que l’équipe en face vous domine. Oklahoma City nous a dominés ».
Luke Kennard, de son côté, n’a pas commenté cette tension ni ces décisions contestées, expliquant simplement qu’il ne « faut pas trop y penser » puisque « ce match est terminé ».




