Pointé du doigt pour son
arbitrage lors du choc entre l’Argentine et l’Egypte en 8es de
finale de la Coupe du monde, François Letexier a vu plusieurs
anciens arbitres critiquer certaines de ses
décisions.
Le huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre
l’Argentine et l’Égypte (3-2) restera dans les annales. Conséquence
de son incroyable scénario, l’Albiceleste, menée 2-0 jusqu’à
l’entame du dernier quart d’heure, ayant tout renversé dans les
dernières minutes de la rencontre.
Il demeurera en revanche un souvenir douloureux pour François
Letexier, qui officiait au sifflet. L’arbitre tricolore a en effet
subi les foudres de la Fédération égyptienne (EFA), qui a
officiellement porté plainte auprès de la FIFA et a demandé son
exclusion de la compétition pour « double standard » et «
discrimination ».
Dans les médias internationaux, la performance de l’officiel
français divise profondément. Mais plusieurs anciens arbitres de
renom ont critiqué certaines de ses décisions, pointant surtout du
doigt l’intervention de la VAR.
L’ancien arbitre de Premier League, Graham Scott, a été l’un des
plus virulents concernant le tournant du match : le but du 2-0
refusé à Mostafa Zico pour une faute très en amont de l’action.
Pour Scott, l’intervention de la vidéo constitue un «
outrepassement stupéfiant » du protocole. L’Anglais rappelle que la
VAR ne doit corriger que les erreurs « claires et évidentes ». En
allant chercher un micro-contact à l’origine de l’action, l’équipe
arbitrale a précipité sa perte. Selon lui, cette sévérité excessive
a créé un déséquilibre psychologique majeur pour la suite de la
rencontre.
Un manque de cohérence pointé du doigt
Pour Mark Clattenburg, autre figure historique du sifflet
britannique, le problème principal de François Letexier réside dans
sa gestion des deux surfaces. Clattenburg souligne que si l’arbitre
français a appliqué un règlement avec une rigidité extrême pour
annuler le but égyptien, il a fait preuve d’une tolérance suspecte
en fin de match sur le troisième but argentin.
L’ancien arbitre de la finale de l’Euro 2016 estime que le
contact non sifflé sur Mohamed Salah dans la surface argentine,
cumulé à la poussette sur Hamdy Fathy juste avant le troisième but
d’Enzo Fernández, aurait dû, a minima, pousser M. Letexier
à aller consulter son écran de contrôle. C’est ce « deux poids,
deux mesures » qui détruit la crédibilité de la performance.
Et l’avis des deux références anglaises est partagé par Tony
Chapron. « Quand il est appelé par la VAR pour une faute au
début de l’action, il est coincé. Il se passe 18 secondes entre le
moment de la faute et le but. On a parcouru plus de 100m,
l’Argentine a eu l’occasion d’interrompre l’action au moins quatre
fois. Est-ce que l’arbitre vidéo doit intervenir ? Jamais. Depuis
le début du Mondial, des fautes comme ça, j’en ai vu 1000. Elles
n’ont pas été sifflées, a-t-il tonné au micro de Canal+.
Une fois que vous êtes devant les images, vous êtes coincés et
vous êtes obligés de dire qu’il y a faute. Objectivement, il y a
faute. Mais dans le contexte du match et du tournoi, il ne fallait
surtout pas siffler. »




