Le passage de Andy Murray dans le rôle d’entraîneur de Novak Djokovic n’aura duré que quelques mois… mais il a laissé une trace durable. Une collaboration inattendue, presque irréelle, entre deux anciens rivaux du circuit, qui continue aujourd’hui d’alimenter les souvenirs et les réflexions de l’Écossais.
» Il n’a rien appris de moi… mais moi, beaucoup de lui «
Interrogé par Sky Sports, Murray est revenu avec franchise sur cette expérience hors norme : » Je connais très bien le jeu de Djokovic, car j’ai joué contre lui pendant des années et étudié son tennis. C’était intéressant pour moi de comparer ses routines quotidiennes avec les miennes quand j’étais joueur. Probablement que Djokovic n’a rien appris de moi… mais moi, j’ai énormément appris de lui. «
Une déclaration lucide, presque humble, qui illustre l’écart d’exigence et de précision qui sépare même les plus grands.
Une immersion formatrice
Durant cette collaboration débutée fin 2024, quelques mois après sa retraite sportive, Murray s’est investi pleinement. Résultat : une demi-finale à l’Open d’Australie et une finale au Masters de Miami, des performances solides sans être exceptionnelles.
Mais pour lui, l’essentiel était ailleurs :
« J’ai compris mes faiblesses. Quand vous travaillez avec quelqu’un d’aussi exceptionnel, vous apprenez ce que vous devez améliorer pour devenir un grand entraîneur. J’ai travaillé très dur, j’ai même sacrifié du temps libre pour analyser des vidéos. Même si nous n’avons pas eu un énorme succès, c’était une expérience incroyable. Je suis très heureux de l’avoir vécue. «
Une pause… mais pas un adieu
Depuis la fin de cette aventure, Murray a pris du recul. Place à la famille, au golf, et à une vie plus apaisée après plus de vingt ans sur le circuit. Mais l’appel du terrain reste présent : « J’ai reçu plusieurs propositions pour entraîner des joueurs, mais je ne veux pas encore voyager autant, sauf si c’est avec ma famille. «
Une manière de dire que le chapitre n’est pas refermé… simplement en pause.
S’il ne se sent pas encore prêt à replonger immédiatement dans le quotidien exigeant du circuit, Murray ne cache pas son envie de revenir un jour dans un rôle d’entraîneur. Et après avoir appris aux côtés de Djokovic, il pourrait bien revenir avec une vision encore plus affûtée.
Car parfois, même les légendes deviennent élèves.




