« Je ne fais qu’aller vers les choses qui me passionnent. » Amar’e Stoudemire a ainsi obtenu son diplôme de l’académie de police de Miami-Dade ce mercredi, afin d’exercer prochainement en Floride.
À 43 ans, l’ancien intérieur des Suns ne devrait pas trop passer inaperçu dans son nouvel uniforme, du haut de ses 2,08 m. Une reconversion qui répond à une vocation d’enfance… et à une longue tradition familiale.
« C’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire depuis mon enfance », a-t-il confié à Sports Illustrated. « Je me souviens qu’à l’école primaire, lors de la journée consacrée aux métiers, on nous demandait : ‘Que veux-tu faire quand tu seras grand ?’ Ma première réponse avait été policier. C’est une vocation familiale : mon oncle était capitaine, son frère était adjoint du shérif, mon cousin est capitaine et ma sœur suit actuellement sa formation à l’académie de police. C’est donc, en quelque sorte, une tradition familiale. »
« Je cours beaucoup plus qu’avant »
Alors que ses successeurs préparent actuellement la saison NBA, Ama’re Stoudemire vient donc d’achever une formation particulièrement exigeante. Et l’ancien intérieur reconnaît que certaines épreuves physiques lui ont donné davantage de fil à retordre que ses entraînements de basketteur.
« C’était en réalité un peu plus difficile, car je cours désormais beaucoup plus qu’auparavant », a-t-il expliqué. « En NBA, on effectue surtout des courses sur de courtes distances, n’est-ce pas ? À l’académie de police, il s’agit davantage de courses de fond et on parcourt beaucoup de kilomètres à l’entraînement. On fait aussi énormément de pompes, de rampés militaires, de squats et de fentes. Il faut se plier à certaines exigences physiques tout en veillant à les réaliser dans les délais demandés. »
Une exigence à laquelle l’ancien joueur a su se plier, au terme de plus de dix mois de formation assez intenses.
« J’ai passé dix mois et demi à l’académie. C’était une formation paramilitaire. Nous commencions par nous rendre au drapeau en formation, puis nous restions au garde-à-vous avant de le descendre. Ensuite, nous faisions 25 pompes de motivation », a-t-il détaillé, avant d’évoquer les courses de plusieurs kilomètres, les exercices dans les gradins du stade et les nombreuses heures consacrées à l’apprentissage théorique.
« Ma femme s’inquiétait au début »
Au moment d’ouvrir ce nouveau chapitre de sa vie, Le Hall of Famer ne sait pas encore exactement à quoi s’attendre. Une chose est sûre : il ne pourra pas immédiatement patrouiller seul.
« Je ne sais pas encore exactement à quoi ça ressemblera au quotidien ni tout ce qu’il impliquera. Je connais mes responsabilités, mais pas encore précisément mes horaires. Je sais que l’on commence par une formation en interne, avant d’être accompagné par un agent chargé de la formation sur le terrain. On est à ses côtés pendant un ou deux mois afin de vérifier que l’on est prêt à exercer le métier et à partir seul en patrouille », a-t-il détaillé.
Reste évidemment la question des risques inhérents à ce nouveau métier, notamment dans un pays où les armes à feu sont omniprésentes. Un sujet qui a d’abord suscité quelques inquiétudes dans son entourage.
« Au début, ma femme était un peu inquiète, car le métier de policier comporte évidemment certains dangers », a avoué le sextuple All-Star. « Mais avec une bonne formation et une parfaite maîtrise des règles et des procédures, on peut assurer dans une certaine mesure sa propre sécurité, ce qui est essentiel. C’est précisément l’objectif. »














