« Zverev‐Shelton, ce n’est pas une finale qui me fait rêver. Tu as un bourrin qui sert à 254 km/h contre un mec qui lime », a déclaré Alizé Cornet, dans les « Grandes Gueules du Sport » sur RMC.
Une sortie qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. L’ancienne 11e joueuse mondiale, aujourd’hui capitaine de l’équipe de France de Billie Jean King Cup, est revenue sur la polémique et a tenu à préciser sa pensée.
« J’ai été hyper étonné du bruit médiatique qu’il y a eu autour de ce que j’ai dit hier, du fait que ce n’était pas forcément la finale dont j’avais rêvé au début de cet US Open. C’est vrai que quand je suis autour de cette table, j’ai l’impression qu’on est en famille ou entre potes. Quand vous me demandez ce que je pense de cette finale, je vous dis, ce n’est pas la finale que je vais me précipiter de regarder, tout simplement parce que, et j’ai déjà dit mes arguments, tennistiquement, ce n’est pas ce que je préfère. Ben Shelton a un certain panache et c’est assez agréable à regarder, et je pense que pour les Etats‐Unis, c’est quelque chose d’immense. Mais je ne vois pas vraiment la controverse dans ce que j’ai pu dire hier, donc j’étais vraiment hyper étonnée des réactions. Je suis quelqu’un de très entier, donc quand on va me demander mon avis, je vais le donner. Par exemple, moi, je suis une immense fan de Nadal et Alcaraz. Mais si quelqu’un, demain, me dit que Alcaraz et Nadal ne les fait pas rêver, je vais le respecter, parce qu’en fait, chacun a sa sensibilité…
« Tennistiquement, ce n’est pas ce que je préfère. Chacun a sa sensibilité. Respectez mon avis. Ce soir, je préfère regarder le basket plutôt que la finale de l’US Open.«
La mise au point d’@alizecornet sur la finale masculine Shelton‐Zverev qui ne l’emballe pas. pic.twitter.com/sSIFlElh4Y
— Les Grandes Gueules du Sport – RMC (@GGsportRMC) September 13, 2026
…Et en plus, ce que j’ai dit n’enlève pas du tout au fait que Zverev et Shelton sont d’immenses champions. Moi, je n’ai jamais fait de finale en Grand Chelem, pour une bonne raison, je n’ai jamais été assez forte pour le faire. Ce sont des grands champions avec des immenses carrières, et je pense que j’ai suffisamment de bienveillance dans l’ensemble pour ne jamais enlever ça à un champion. Mais à un moment donné, voilà, un peu de franchise, un peu d’honnêteté. On a quand même le droit de dire qu’une finale de Grand Chelem n’est pas forcément la priorité de la journée, et que je préférais regarder le basket à 20h, la finale des championnats du monde, que cette finale qui me fait moyennement rêver. »




