Djamel Benlamri a cartonné le sélectionneur Vladimir Petkovic et ses joueurs après la gifle reçue face à l’Argentine lors de l’entrée en lice de l’Algérie à la Coupe du monde 2026.
De passage dans l’émission saoudienne Dawrina Ghir, Djamel Benlamri a distribué les mauvais points après la déroute de l’Algérie à la Coupe du monde 2026 devant l’Argentine (défaite 3-0 dans la nuit du 16 au 17 juin).
L’ancien roc des Fennecs (32 sélections, 2 buts) a dézingué les choix tactiques de Vladimir Petkovic, et notamment la composition de la charnière défensive avec Aïssa Mandi et Ramy Bensebaïni, titularisé contre toute attente alors qu’il avait manqué les matchs de préparation à cause de blessure.
« Ce qui m’a surpris, d’abord, c’est la composition qu’on n’attendait pas du tout. Je pense que l’entraîneur s’est loupé dans le choix de sa composition et il s’est loupé tactiquement. Au début, le coach nous a donné de l’espoir en nous rassurant défensivement avec un 3-5-2, et notre défense tenait la route. Mais on continue de voir cette même charnière alignée en défense, Bensebaïni et Mandi. Celle qui n’a pas marché à la CAN (2025) et qu’on retrouve pourtant en Coupe du monde. Voilà ce qu’on peut reprocher à l’entraîneur. »
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“Les joueurs, c’était des fantômes”
Les joueurs en ont pris aussi pour leur grade. Il leur est reproché un laxisme fatal vis-à-vis de Lionel Messi, buteur patenté et auteur d’un triplé.
« Quant aux joueurs, franchement, c’était des fantômes. Ce n’est pas cette Algérie-là qu’on voulait voir. Et le problème, c’est que le joueur le plus dangereux du monde, celui que toutes les sélections et tous les clubs surveillent de près, nous, on ne l’a pas calculé. Et voilà le prix à payer quand on laisse des espaces vides à Messi, qu’on le laisse tranquille et qu’on le laisse jouer entre les lignes en toute liberté. Franchement, j’ai été choqué. N’importe qui jouant contre Messi ne jouerait pas de cette façon. Sincèrement, je ne m’attendais pas du tout à ça. »
جمال بالعمري:
تشكيلة الجزائر كانت خاطئة وليس هذه الجزائر.#دورينا_غير#قناة_السعودية pic.twitter.com/SNG8tNxxox— #دورينا_غير (@SBA_sport) June 17, 2026
Benlamri a condamné la passivité des Verts. Au-delà du résultat, c’est le manque de caractère affichée par l’équipe qui lui reste en travers de la gorge.
« Ok, perdre contre l’Argentine, c’est possible, mais pas de cette manière. Le public algérien est habitué à une équipe qui se bat sur chaque ballon, à une équipe qui, même si elle perd, perd avec les honneurs. Mais là, franchement, ils m’ont déçu. Moi le premier. »
La non-titularisation de Riyad Mahrez passe mal également. L’occasion de revenir sur les choix de Petkovic et de pointer la contre-performance du trio Anis Hadj Moussa-Amine Gouiri-Farès Chaïbi en attaque.
« Franchement, la plus grosse erreur qu’un entraîneur puisse commettre, c’est de se passer de Mahrez. Le coach s’est trompé dans sa composition hier. Il s’est trompé dans le onze et, en plus, les joueurs qui étaient sur le terrain manquaient cruellement d’expérience, surtout au milieu et en attaque. J’ai l’impression que le match était un peu trop grand pour eux. Tous ceux qui ont joué en attaque étaient transparents, même Gouiri. C’était des fantômes sur le terrain. Le sélectionneur s’est planté sur ce coup-là. »
Une réaction est attendue dès mardi contre la Jordanie au Levi’s Stadium de Santa Clara. Tout autre résultat qu’une victoire serait perçu comme un échec. C’est dire la pression qui pèse sur les épaules de Petkovic et de ses hommes.




