Alex Eala continue de transformer le tennis aux Philippines. Le pays envisage désormais d’accueillir, en 2027, le tournoi du groupe I de la zone Asie/Océanie de la Billie Jean King Cup.
À 21 ans, la joueuse est devenue la plus grande figure du tennis philippin. L’engouement qu’elle suscite contribue également à attirer davantage de compétitions internationales dans l’archipel.
Les Philippines ont obtenu leur promotion dans le groupe I plus tôt cette année, après avoir battu l’Ouzbékistan (2-1) lors du match de barrage disputé à Kuala Lumpur. Tennielle Madis a offert le premier point à son équipe, avant que les Philippines ne concluent la rencontre et ne décrochent leur place dans le groupe supérieur pour la saison prochaine.
La Philippine Tennis Association étudie désormais la possibilité d’organiser l’édition 2027 du groupe I. Alex Eala devrait également mener l’équipe nationale si son calendrier lui permet de participer.
Les supporters philippins pourraient ainsi revoir à domicile la 18e joueuse mondiale, cette fois sous les couleurs de son pays dans l’une des principales compétitions par équipes du tennis féminin.
Les Philippines veulent accueillir davantage de grands événements
Ce projet d’accueillir une nouvelle compétition internationale ne doit rien au hasard. Le tennis s’est considérablement développé aux Philippines depuis l’émergence d’Alex Eala, et le pays a déjà organisé son premier tournoi homologué par la WTA plus tôt cette année.
Le Philippine Women’s Open s’est tenu en janvier au Rizal Memorial Tennis Center, à Manille. Eala y a participé et atteint les quarts de finale, avant de s’incliner face à Camila Osorio.
Les dirigeants du tennis philippin avaient reconnu que la popularité d’Eala figurait parmi les raisons les ayant poussés à accepter l’organisation de ce tournoi WTA 125.
« Quand Alex a explosé, c’est à ce moment-là que la WTA nous a contactés en disant qu’elle souhaitait organiser un tournoi WTA 125 », avait déclaré Tonette Mendoza, directrice exécutive de la PHILTA, plus tôt cette année.
La fédération avait d’abord exprimé quelques réserves, notamment en raison des infrastructures et de la préparation nécessaires pour un événement de ce niveau. Mais l’intérêt autour d’Eala n’a cessé de grandir et le tournoi a finalement pu avoir lieu.
Après la compétition, la joueuse philippine avait également souligné qu’un tel tournoi pouvait contribuer au développement des autres joueuses et joueurs du pays.
« Accueillir un tournoi WTA ici constitue une étape majeure et un véritable électrochoc », avait déclaré Eala.
De plus en plus de jeunes abordent désormais le tennis sous un autre angle. Eala ne suscite pas seulement l’attention lorsqu’elle joue à l’étranger : ses rencontres attirent régulièrement de nombreux supporters philippins dans les tribunes.
Son influence s’est encore davantage manifestée cet été à Washington. Eala y a battu Jessica Pegula (4-6, 6-4, 6-0) en finale et remporté son premier titre WTA, devenant la première joueuse des Philippines à gagner un tournoi en simple sur le circuit WTA.
Eala continue de faire évoluer le tennis philippin
La saison 2026 de la joueuse de 21 ans a propulsé sa carrière à un niveau supérieur. Elle a atteint les huitièmes de finale à Wimbledon, le troisième tour de l’US Open et grimpé jusqu’à la 18e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière.
Ces résultats ont également renforcé l’intérêt porté au tennis dans son pays. Plus tôt cette année, Tonette Mendoza expliquait que l’ascension d’Eala avait incité davantage de personnes à se tourner vers ce sport. La fédération travaille par ailleurs sur des projets de nouveaux courts, de centres d’entraînement régionaux et d’une académie de tennis.
Eala a souvent évoqué l’importance que revêt pour elle le fait de représenter les Philippines. Elle l’a encore démontré ce mois-ci en décidant de participer aux Jeux asiatiques, malgré leur concomitance avec le tournoi WTA 1000 de Chine.
La PHILTA a demandé à la WTA une exemption, l’absence de Pékin pouvant entraîner une amende et une pénalité au classement. Malgré cette situation, la fédération a assuré qu’Eala restait déterminée à jouer pour son pays.
Son éventuel retour en Billie Jean King Cup en 2027 constituerait un nouveau moment fort. Les Philippines ont accédé au groupe I sans Eala cette année, grâce notamment à Madis, Alexa Milliam, Shaira Rivera et Stefi Aludo, qui ont contribué à cette promotion.
La présence d’une joueuse du top 20 donnerait un tout autre visage à l’équipe philippine lorsqu’elle affrontera des nations mieux classées la saison prochaine.
Le groupe I constitue le plus haut niveau régional de la Billie Jean King Cup. Les meilleures équipes peuvent ensuite décrocher leur promotion pour les barrages, avant d’accéder aux qualifications puis, éventuellement, à la phase finale.
Pour les Philippines, accueillir la compétition permettrait également de prolonger la dynamique lancée avec le Philippine Women’s Open. Les supporters locaux pourraient assister à plusieurs jours de tennis international, tandis que les jeunes joueurs philippins auraient l’occasion de voir évoluer des représentants de différents pays sans avoir à voyager à l’étranger.
Ce serait aussi un nouveau signe que le tennis occupe progressivement une place plus importante dans un pays où d’autres sports ont traditionnellement davantage retenu l’attention.
La jeune joueuse est désormais largement considérée comme un modèle par les nouvelles générations, non seulement aux Philippines, mais aussi dans de nombreuses régions du monde.
Son influence se fait sentir bien au-delà de son pays, ce qui souligne l’importance de joueuses comme Eala pour le circuit WTA.




