Éloigné des courts à cause d’une blessure au poignet, Carlos Alcaraz continue malgré tout d’occuper une place centrale dans le paysage du tennis mondial. Le numéro deux mondial, absent depuis l’Open de Barcelone après une inflammation du tendon de son poignet droit, a dû renoncer à Madrid, Rome et même à Roland-Garros.
Une absence importante, tant le joueur espagnol est devenu, avec Jannik Sinner, le visage de la nouvelle génération.
Une rivalité qui domine déjà le tennis mondial
Depuis le début de l’année 2024, Alcaraz et Sinner règnent presque sans partage sur le circuit masculin. À eux deux, ils ont remporté les neuf derniers titres du Grand Chelem et multiplié les affrontements au sommet.
Les deux hommes se sont déjà rencontrés à 17 reprises, avec un léger avantage pour l’Espagnol (10 victoires à 7). Leur rivalité a pris une nouvelle dimension ces derniers mois, puisqu’ils se sont affrontés sept fois depuis mai 2025, notamment lors de cinq finales consécutives dans les tournois où ils étaient tous les deux présents.
Parmi elles, trois finales de Grand Chelem consécutives, symbole d’une opposition qui structure déjà l’avenir du tennis masculin.
« Nous pouvons tout donner sur le court sans nous détester »
Dans un entretien accordé à Vanity Fair, Alcaraz a tenu à souligner la relation saine qu’il entretient avec Sinner malgré l’intensité de leur rivalité sportive : « Nous montrons au monde qu’on peut entrer sur le court, tout donner, essayer de faire le plus de mal possible sportivement à l’autre pour gagner… puis, en dehors du terrain, être simplement deux gars qui s’entendent très bien. «
Le champion espagnol estime qu’il n’est pas nécessaire d’entretenir une rivalité basée sur l’animosité : « Nous nous aidons mutuellement à donner le meilleur de nous-mêmes. Nous nous battons pour le même objectif, mais il n’y a aucune raison de se détester parce que nous voulons la même chose. «
Une amitié difficile à maintenir au plus haut niveau
Alcaraz reconnaît toutefois que construire une véritable amitié lorsque deux joueurs se disputent les plus grands titres reste particulièrement compliqué : « Quand on évolue à ce niveau, avoir une relation très proche est difficile… mais c’est possible. Et moi, je suis totalement favorable à cela. «
Des propos qui illustrent la maturité du Murcien et la relation particulière qui semble se développer entre les deux grandes stars de la nouvelle génération.
Pas encore comparable aux plus grandes rivalités de l’histoire
Malgré l’immense attente médiatique autour de leurs confrontations, Alcaraz refuse encore de comparer sa rivalité avec Sinner à celles qui ont marqué l’histoire du tennis : « Les grandes rivalités se construisent sur le long terme. Ce n’est pas comparable aux rivalités historiques du tennis, parce que nous avons encore énormément d’années devant nous. «
Malgré cette prudence, Alcaraz nourrit un souhait très clair pour l’avenir : « J’espère que nous continuerons à jouer l’un contre l’autre encore de très nombreuses fois, dans beaucoup de finales, et que nous nous partagerons les plus grands titres.«
Pour le tennis mondial, cette perspective ressemble déjà à une évidence.
Avec un Alcaraz en reconstruction physique et un Sinner actuellement au sommet de son art, le sport semble entrer dans une nouvelle ère portée par deux talents générationnels destinés à écrire les prochains grands chapitres de l’histoire du tennis.




