Adrian Mannarino s’est fait un nom dès le premier tour de l’US Open, avant de voir son parcours s’arrêter au deuxième tour au terme d’une lourde défaite.
Le vétéran français a quitté New York avec une autre image en tête : celle de son remarquable retour au premier tour. Mené deux sets à zéro par Thiago Agustin Tirante, il s’est finalement imposé à 38 ans.
WHAT DID ADRIAN MANNARINO JUST DO!? pic.twitter.com/dhOaF8Iew9
— US Open Tennis (@usopen) August 30, 2023
Le Français est ainsi devenu le deuxième joueur le plus âgé de l’ère Open à réussir une telle remontée à l’US Open, derrière Jimmy Connors, auteur d’un incroyable parcours en 1992.
Adrian Mannarino est donc entré dans les livres d’histoire, mais il a perdu toute son énergie par la suite, ne remportant que cinq jeux face à Alexander Bublik. Après cette rencontre, son attention s’est détournée de sa propre performance pour se concentrer sur un aspect de plus en plus visible de l’expérience new-yorkaise : l’ambiance dans les tribunes.
Mannarino signe une remontée mémorable
À 38 ans, le Français est solidement installé dans la dernière partie de sa carrière, ce qui rend son échappée du premier tour d’autant plus impressionnante. Son adversaire avait remporté les deux premières manches et semblait bien parti pour s’imposer.
Mais le gaucher a su garder son calme et inverser progressivement la tendance, jusqu’à décrocher une victoire en cinq sets. Un succès qui illustre parfaitement l’importance que l’expérience peut encore avoir dans un tournoi du Grand Chelem.
Depuis des années, Adrian Mannarino s’adapte à des adversaires, des surfaces et des conditions très différents. Sa capacité à rester dans le match suffisamment longtemps pour trouver une solution a une nouvelle fois souligné sa résilience et son tempérament combatif.
Après le deuxième set, le joueur de 38 ans a soudainement élevé son niveau au service, mettant davantage de pression sur son adversaire avant de prendre définitivement le dessus. Deux jours plus tard, il ne lui restait toutefois plus beaucoup de ressources.
Bublik en a profité pour s’imposer sans trembler, 6-3, 6-1, 6-1, au terme d’une démonstration d’autorité dans les secteurs du service et du retour.
Une autre forme de frustration à New York
Après le match, Mannarino a fait part de sa frustration concernant l’environnement dans lequel il avait affronté le Kazakh.
Il a notamment pointé du doigt les spectateurs qui se déplacent pendant les jeux, parlent lorsque les échanges sont en cours et provoquent des distractions qu’il estime de plus en plus tolérées.
Le vétéran a également évoqué l’odeur de marijuana autour du court, ajoutant un élément pour le moins inhabituel à sa description de l’atmosphère de Flushing Meadows.
Pour Adrian Mannarino, ces détails ne sont pas de simples contrariétés. Ils alimentent le sentiment plus général que le rythme traditionnel du tennis, pour les joueurs comme pour les spectateurs, est en train de changer — et pas dans le bon sens.
L’US Open a toujours affiché une personnalité unique parmi les tournois du Grand Chelem. Ses tribunes bruyantes et son public énergique font partie intégrante de son identité. Les propos de Mannarino posent néanmoins une question intéressante : où faut-il placer la limite entre une ambiance électrique et la nécessité de permettre aux joueurs de disputer leurs matches sans distractions superflues ?
Le Français n’a visiblement pas apprécié les conditions de son match face à Bublik.
« Now people are allowed to move around in the crowd during points. Before, they were not allowed in the court except during changeovers. Now they come in whenever they feel like it; they move around and talk.
The tournament puts up with it, and I don’t know if it’s the best thing for tennis in general. There’s a smell of marijuana on the court, noise everywhere; the truth is it’s turning into a bit of a zoo.
The playing conditions are really peculiar, » Adrian Mannarino said.




