Le sujet sur ce fameux numéro 10 a suffisamment duré aux yeux de Tim Hardaway Jr. Initialement réticent à l’idée de voir son fils porter le maillot retiré en son honneur par le Heat, Tim Hardaway Sr. a finalement été convaincu par le reste de la famille. Pour le nouvel arrière de Miami, il est désormais temps de passer à autre chose.
« C’est lui qui voulait avoir ce débat. Moi, cela m’importait peu », a expliqué l’ancien Maverick. « Le changement de numéro a été une décision familiale. Nous allons en rester là. Est-ce qu’on peut arrêter de me poser cette question ? C’est terminé. »
Cette impatience ne traduit toutefois aucun manque de respect envers son père. Bien au contraire. Revenir à Miami, où il a passé une grande partie de son enfance, possède une signification particulière pour l’ancien joueur des Nuggets.
« J’aime mon père. Il est génial », poursuit-il. « Je suis heureux de faire partie de sa vie et de prolonger cet héritage dont tout le monde me parle. »
Un maillot qui lui donnait déjà confiance
Associé à Alonzo Mourning, Tim Hardaway avait contribué à installer Miami parmi les meilleures équipes de la Conférence Est à la fin des années 1990. En cinq saisons et demie sous les couleurs floridiennes, il avait notamment tourné à 17.3 points et 7.8 passes décisives de moyenne, tout en inscrivant 806 paniers à 3-points.
Son numéro 10 avait été retiré en 2009, faisant de lui le deuxième joueur ainsi honoré par la franchise après Alonzo Mourning. Même lorsqu’il venait à Miami comme adversaire, Tim Hardaway Jr. trouvait une source d’inspiration dans ce maillot suspendu au plafond.
« La première chose à laquelle je pense, et j’y pense depuis le début de ma carrière, c’est que c’est un honneur et un privilège », confie-t-il. « Même lorsque je jouais pour l’équipe adverse, voir ce maillot suspendu me donnait énormément de confiance. Maintenant que je représente cette histoire, je vais essayer de le faire du mieux possible. C’est tout ce que mon père peut me demander. »
Tim Hardaway Jr. n’avait que cinq ans lorsque son père avait aidé le Heat à renverser les Knicks après avoir été mené 3-1 lors des demi-finales de conférence 1997. Une série qui avait qualifié Miami pour la première finale de conférence de son histoire, face aux Bulls de Michael Jordan.
« La rivalité entre les Knicks et le Heat était toujours la meilleure », se souvient-il. « Le voir affronter ces joueurs était formidable. La veille et le jour des matchs, il n’y avait pas beaucoup de discussions à la maison. Tout était sérieux, tout tournait autour du travail. C’est à ce moment-là que je suis vraiment tombé amoureux de ce sport. »
Un rôle à définir dans une armada de shooteurs
Après avoir fréquenté Miami Palmetto High School avant de rejoindre Michigan, Tim Hardaway Jr. va maintenant vivre à plein temps en Floride du Sud pour la première fois depuis ses années lycée. Un retour aux sources qui simplifie aussi son quotidien.
« Je peux dormir dans mon propre lit, me réveiller, prendre mon café froid et aller travailler », sourit-il.
Sur le terrain, son rôle reste à préciser. Titulaire à 428 reprises au cours de ses 893 matchs NBA, il sortait du banc la saison dernière à Denver et avait terminé troisième du vote pour le trophée de meilleur sixième homme, derrière Keldon Johnson et Jaime Jaquez Jr., qu’il va remplacer sur les extérieurs.
Sa priorité demeure néanmoins de s’intégrer à un effectif particulièrement riche en shooteurs. Tim Hardaway Jr., Andrew Wiggins, Bobby Portis et Davion Mitchell figuraient tous parmi les 40 joueurs les plus adroits à 3-points la saison passée.
« Je ne pense pas avoir déjà évolué dans une équipe possédant autant de shooteurs et d’aussi bons pourcentages », estime-t-il. « J’ai occupé beaucoup de rôles différents au cours de ma carrière et je les ai toujours acceptés pleinement. Je fais plus que shooter et je connais mon rôle. »














