Alexander Zverev a enfin franchi le cap. En remportant Roland-Garros 2026, l’Allemand a décroché le premier titre du Grand Chelem de sa carrière et mis fin à une longue attente. Un exploit majeur qui ne suffit toutefois pas à convaincre Ivan Ljubicic que l’ordre établi au sommet du tennis mondial a changé.
L’ancien numéro trois mondial et ex-entraîneur de Roger Federer estime que ce sacre parisien constitue une étape importante dans la carrière de Zverev, mais pas un tournant susceptible de modifier la hiérarchie actuelle du circuit.
« Le résultat a changé, pas son tennis »
Interrogé par We Love Tennis, Ljubicic a tenu à relativiser l’impact du triomphe du joueur allemand : « Je ne pense pas que cela va changer grand-chose. Ce qui a changé pour Sascha, c’est le résultat, mais pas sa manière de jouer « , a expliqué le Croate.
Pour lui, ce premier titre majeur représente davantage une récompense qu’une transformation sportive : « C’est une victoire importante, sans aucun doute, mais elle ne représente pas une transformation technique ou tactique. Il a gagné un match qu’il devait gagner, mais Sinner et Alcaraz restent plus forts « , a-t-il affirmé.
Sinner et Alcaraz toujours au-dessus
Malgré son entrée dans le cercle des vainqueurs en Grand Chelem, Zverev demeure selon Ljubicic un cran en dessous des deux grandes références actuelles du tennis mondial. Le Croate considère que Jannik Sinner et Carlos Alcaraz continuent d’imposer les standards les plus élevés du circuit, tant par leur niveau de jeu que par leur capacité à prendre le contrôle des rencontres les plus importantes.
Le titre parisien du joueur allemand n’efface donc pas, à ses yeux, l’écart qui subsiste avec les deux hommes qui dominent la nouvelle génération.
Le meilleur du « deuxième groupe »
Ljubicic a également dressé un portrait précis du profil compétitif de Zverev, qu’il place toujours juste derrière les deux leaders du circuit : « Il sera toujours le premier du deuxième groupe, le joueur qui préfère attendre sur le court. L’issue des matches ne dépend pas toujours de lui « , a-t-il analysé.
Une remarque qui souligne la différence de style entre l’Allemand et ses principaux rivaux. Là où Sinner et Alcaraz cherchent à imposer leur rythme et à dicter le jeu, Zverev s’appuie davantage sur sa solidité et sa capacité à exploiter les opportunités.
Un succès historique pour l’Allemagne
Les déclarations de Ljubicic interviennent quelques jours seulement après le sacre de Zverev à Roland-Garros. En battant Flavio Cobolli en finale, l’Allemand a mis fin à des années de frustration et offert à son pays un premier titre du Grand Chelem depuis Boris Becker en 1996.
Cette victoire marque un moment historique pour le tennis allemand et permet enfin à Zverev de rejoindre le cercle très fermé des champions majeurs.
Une consécration, mais pas un changement d’ère
Si le trophée parisien représente l’accomplissement le plus important de la carrière de Zverev, Ivan Ljubicic refuse d’y voir le début d’une nouvelle domination. Pour l’ancien joueur croate, la hiérarchie du circuit reste inchangée : le champion de Roland-Garros a franchi un cap symbolique, mais les véritables références du tennis mondial demeurent Jannik Sinner et Carlos Alcaraz.
Un hommage à la régularité des deux jeunes stars, mais aussi un rappel que, dans le tennis moderne, un Grand Chelem ne suffit pas toujours à changer le statut d’un joueur.




