Une future arrivée de Zinedine
Zidane à la tête de l’équipe de France pourrait déjà être
accompagnée d’un premier point de tension.
Un nouveau chapitre s’apprête à s’ouvrir pour l’équipe de
France. En poste depuis 2012, Didier Deschamps quittera ses
fonctions de sélectionneur à l’issue de la Coupe du monde 2026,
mettant un terme à quatorze années passées à la tête des Bleus.
Pour lui succéder, un nom s’impose naturellement : celui de
Zinedine Zidane. Sans club depuis son départ du Real Madrid en
2021, le champion du monde 1998 n’a jamais caché son envie de
prendre les rênes de la sélection française. Si son arrivée semble
se préciser, une interrogation demeure : quel salaire pourrait
percevoir le futur sélectionneur des Bleus ?
Avant même une éventuelle officialisation, Zidane pourrait
toutefois voir sa rémunération encadrée. En cause, une proposition
de loi sur la gouvernance du sport professionnel, adoptée en
première lecture à l’Assemblée nationale ce lundi.
Comme le rapporte RMC, l’un des amendements prévoit
l’instauration d’un plafond de rémunération pour les dirigeants et
les salariés des instances sportives. Une disposition qui
concernerait notamment la Fédération française de football et qui
pourrait donc s’appliquer au futur sélectionneur.
Un plafond salarial qui interroge
Cette mesure pourrait-elle compliquer la venue de Zinedine
Zidane ? Le sujet a en tout cas été soulevé lors des débats à
l’Assemblée nationale. Cité par RMC, Karl Olive, membre
bénévole du conseil d’administration de la LFP, a alerté sur les
conséquences d’un tel plafonnement : « Il paraît difficile
d’attirer les meilleurs profils pour diriger nos institutions
sportives en limitant le plafond applicable à la rémunération des
dirigeants de la fédération délégataire à trois plafonds de
sécurité sociale ou de recruter le meilleur sélectionneur pour la
Fédération française de football, par exemple Zinédine Zidane,
alors que la rémunération moyenne de la Fédération internationale
de football association (Fifa) se situe entre 500 000 et 800 000
euros annuels ».
Reste désormais à savoir si cette disposition sera maintenue au
terme du processus législatif et, surtout, si elle aura une
incidence sur la future succession de Didier Deschamps à la tête
des Bleus. Affaire à suivre.




