Alors qu’il est désormais
l’immense favori pour succéder à Didier Deschamps à la tête des
Bleus, Zinedine Zidane n’a jamais été une option durant la
présidence de Noël Le Graët. Voici pourquoi.
Zinedine Zidane à la tête de l’équipe de France, c’est l’un des
serpents de mer du football français. Le nom du légendaire n°10 a
longtemps circulé parmi les candidats pour le poste de
sélectionneur des Bleus. Mais pour Noël Le Graët, cela n’a jamais
été une vraie possibilité.
« La question ne s’est jamais posée parce que Didier
Deschamps obtenait des résultats exceptionnels »,
explique l’ancien président de la FFF dans les colonnes de
Ouest-France. En janvier 2023, peu après la Coupe du monde au
Qatar, Le Graët avait tenu des propos très crus à l’égard de
« ZZ », un dimanche sen fin d’après-midi sur RMC.
« Si Zidane a tenté de me joindre? Certainement pas, je
ne l’aurais même pas pris au téléphone, avait-il notamment
lâché. Je n’en ai rien à secouer, il peut aller où il veut! Il
peut aller où il veut, dans un club… sélection, j’y crois à peine
en ce qui le concerne. » Cette sortie avait provoqué un
véritable tollé, qui avait déclenché le début d’une enquête à son
égard, et in fine son départ de la FFF. L’ancien patron de la
Fédération assume pourtant sa prise de position de l’époque.
« Mon rôle était de protéger mon sélectionneur. À ce
moment-là, Didier souhaitait continuer et il n’y avait aucune
raison de changer. »
Cette fois, Le Graët prendrait Zidane
Un peu plus de trois ans plus tard, « NLG » assure
pourtant qu’il n’a que l’estime pour Zinedine Zidane.
« Qui peut sérieusement remettre en cause ses compétences?
Il a gagné trois Ligue des champions consécutives avec le Real
Madrid (2016, 2017, 2018). Ce n’est pas un hasard. Il connaît
parfaitement le football, il comprend les grands joueurs et les
grands rendez-vous. »
Noël Le Graët va même plus loin en assurant que, s’il était
toujours en poste, il songerait cette fois à Zidane pour succéder à
Deschamps. « Forcément. Quand un entraîneur français a eu
ces résultats et qu’il bénéficie d’une telle aura dans le football
mondial, son nom s’impose naturellement dans la réflexion. Après,
encore une fois, je ne sais pas ce qui a été décidé ou non. Mais
personne ne peut nier qu’il a le profil pour diriger l’équipe de
France. »




