Dans un peu plus de quatre mois, l’équipe de France aura un
nouveau sélectionneur. En poste depuis 2012, Didier Deschamps a
décidé de rendre les clés des Bleus à l’issue de la Coupe du monde
2026 et c’est Zinedine Zidane qui devrait prendre la relève
après cinq années d’inactivité. « Zizou » n’a
effectivement plus entraîné depuis son départ du Real Madrid, en
2021.
S’il a tout gagné en Espagne, notamment la Ligue des champions
trois saisons consécutives, le champion du monde 1998 n’a pas
laissé un souvenir incroyable à tous ses anciens joueurs. Dans le
programme Stick To Football, diffusé sur la chaine YouTube
The Overlap, Gareth Bale a ainsi décrit le technicien
français (53 ans) comme peu investi sur le plan tactique.
« Zidane comme entraîneur ? Je vais être honnête, il ne
faisait pas grand-chose, balance l’ex-ailier international
gallois, qui a évolué à la Maison Blanche de 2013 à 2022 et a
côtoyé « ZZ » durant trois saisons. Il ne s’occupait
pas beaucoup de tactique, on faisait le strict minimum:
entraînement, possession, tirs, et c’est tout. Un quart d’heure de
tactique défensive. »
Gareth Bale a préféré Carlo Ancelotti à Zinedine Zidane
Pour lui, le vainqueur du Ballon d’Or 1998 a surtout
« gagné le respect » du groupe madrilène
« grâce à ce qu’il était en tant que joueur ».
« Il participait à l’entraînement, il m’a même fait tomber à
quelques reprises, il avait encore le niveau, se souvient-il.
Je l’ai déjà dit: au Real Madrid, il faut simplement être un
grand manager, pas forcément un tacticien
exceptionnel. »
À choisir, Gareth Bale a largement préféré Carlo Ancelotti.
« Son style de management était le meilleur,
résume-t-il. Même quand on ne jouait pas, il nous traitait
comme ses meilleurs amis. Il avait ce don de mettre tout le monde
de bonne humeur et de donner le meilleur de soi-même. (…) Bien sûr,
il y a des aspects tactiques, mais ça ne doit pas être
omniprésent. »
« Ancelotti était comme un meilleur ami. Mais il avait
un côté particulier: si on ne s’entraînait pas bien, il était
impitoyable. Pareil à la mi-temps, mais il avait trouvé le juste
milieu », raconte l’ancien Merengue, qui avait été prêté
à Tottenham lors de la dernière année du second mandat de Zinedine
Zidane sur le banc de la Maison Blanche. De quoi expliquer ses
propos ?




