Futur sélectionneur des Bleus,
Zinedine Zidane a souffert dans sa chair pour l’équipe de
France.
Il y a 20 ans de cela, l’équipe de
France disputait la deuxième finale de Coupe du monde
de son histoire, huit années après son triomphe inaugural de 1998.
Ce Mondial 2006, les Bleus le concluaient dans la colère et
l’amertume, battus aux tirs au but en finale par l’Italie… Quelques
minutes après l’expulsion rocambolesque de Zinedine Zidane pour un
mauvais geste à l’endroit de Marco Materazzi.
A la veille de la Coupe du
monde 2026, L’Equipe lève le voile sur une anecdote
méconnue du grand public à travers son documentaire intitulé
« 9 juillet 2006 ». Un retour fouillé sur cette maudite
confrontation de Berlin, et la révélation d’une blessure longtemps
inavouée du maestro durant cette finale de triste mémoire.
« A la 80e minute de la finale du Mondial 2006 entre la
France et l’Italie, Zinedine Zidane se prépare à amortir une longue
balle aérienne. Alors qu’il déclenche son impulsion, Fabio
Cannavaro surgit à pleine vitesse dans son dos, saute le genou en
avant un mètre au-dessus de sa tête et le projette violemment au
sol. En retombant, le capitaine français se déboîte une épaule.
Hagard, le visage blême, il fait le signe du changement en
direction de son banc », narre le quotidien sportif
suscité.
« Il est mort le vieux »
Médecin des Bleus à l’époque, Jean-Pierre Paclet se souvient
d’un match heurté, vicié par des Azzurri particulièrement agressifs
– témoin le KO dont fut victime dès le début de la rencontre
Thierry Henry. « Je savais que les Italiens avaient peur de
nous. Je savais que l’intimidation était l’arme qu’ils allaient
utiliser pour gagner. Je connais Cannavaro. Son geste sur Henry
voulait dire: »On va vous marcher dessus. Ce sera le match de
la mort » », dixit Patrick Vieira.
Zinedine Zidane fera les frais de cet état d’esprit transalpin
bien plus tard dans la partie. « Là, on voit qu’il a une
luxation de l’épaule et tout le monde se dit que c’est fini pour
lui », souffle le docteur Paclet, rapportant du reste les
propos du provocateur Marco Materazzi: « Ça ne sert à rien. Il
est mort le vieux ». « Zidane parle italien, il a
parfaitement compris. Moi je me dis: « Allez, c’est le dernier
match de Zidane, c’est une finale de Coupe du monde ». J’ai
fait une manœuvre douce, prudente. Et là, clac, l’épaule est
revenue. » Une demi-heure plus tard, en pleine prolongation,
le défenseur italien aura le mot de trop, avec le coup de tête et
le cruel dénouement que l’on sait.




