Stan Wawrinka vit son année de retraite avec intensité. Après un 2025 compliqué, bouclé avec seulement quatre victoires sur le circuit ATP, le Suisse a décidé de tout donner en 2026. Résultat : six succès déjà, dont le dernier au premier tour de l’ATP de Dubaï face à Benjamin Hassan (7-5, 6-3). En quelques semaines, il a déjà fait mieux que sur toute la saison passée.
Mais au-delà des chiffres, c’est l’attitude qui impressionne. Wawrinka joue libéré, porté par l’énergie du public et par une faim compétitive intacte.
Un dernier rêve : affronter Alcaraz
Dans un entretien accordé à la journaliste Reem Abulleil, le Vaudois a confié avoir encore un souhait avant de ranger définitivement les raquettes : affronter Carlos Alcaraz pour la première fois : « J’espère pouvoir jouer contre Carlos au moins une fois avant d’arrêter « , a-t-il admis.
S’il a déjà croisé la route de Jannik Sinner à plusieurs reprises — avec des derniers duels éprouvants — il n’a encore jamais défié l’Espagnol. Et le respect est immense : » Si vous regardez le niveau actuel de Jannik et Carlos, c’est incroyablement élevé « , explique-t-il. » Les nouvelles générations seront toujours meilleures que les précédentes. «
Une déclaration forte de la part d’un joueur qui a grandi et triomphé à l’ombre du Big Three. Pour lui, l’évolution du jeu est évidente : conditions plus lentes, échanges plus physiques, intensité permanente. Et pourtant, au milieu de cette nouvelle vague, Novak Djokovic continue de rivaliser avec les deux jeunes leaders — un spectacle qu’il savoure en passionné.
Vingt ans face aux meilleurs
Ce que Wawrinka retient surtout de sa carrière, ce sont les générations traversées : « Ce que j’ai le plus apprécié en vingt ans, c’est d’avoir eu l’opportunité d’affronter autant de joueurs et de générations différentes. «
Toujours en quête de solutions. Toujours à la recherche de son meilleur niveau. Cette exigence personnelle ne l’a jamais quitté.
La passion avant tout
Aujourd’hui, plus que les résultats, ce sont les émotions qui comptent. L’accueil chaleureux du public, les tribunes pleines, les applaudissements prolongés : chaque match a des airs d’hommage : « Ce qui est le plus important pour moi, c’est que les gens aient vu la passion que je mets sur le court « , confie-t-il. « Ce gamin qui rêvait de devenir joueur de tennis a accompli bien plus que ce qu’il imaginait. «
Il a toujours joué avec intensité, avec authenticité, en partageant beaucoup avec les fans. C’est aussi pour ces émotions qu’il a prolongé l’aventure.
Dubaï, dix ans plus tard
Le tournoi de Dubaï n’est pas un lieu anodin. Il y a triomphé en 2016. Dix ans plus tard, il y revient grâce à une invitation, heureux de pouvoir disputer une dernière fois un événement qui compte pour lui : « Le plus important pour moi était le niveau auquel j’allais jouer. Je suis satisfait de là où j’en suis. Je reste un compétiteur. «
Wawrinka: The new generation is always going to be better than the last. If you look at the level right now of Jannik & Carlos it’s been crazy high. I had the chance to play Jannik many times. Last few times was really tough. Hopefully I can play Carlos once before I stop playing pic.twitter.com/jXNCaI2zUc
— Reem Abulleil (@ReemAbulleil) February 23, 2026
Le mot revient sans cesse : compétiteur. Wawrinka savoure ses derniers mois sur le circuit. Il gagne encore. Il lutte encore. Il vibre encore. Il ne lui manque qu’un dernier frisson : un face-à-face avec Alcaraz avant de tourner définitivement la page.




