Seize ans après le fiasco de
Knysna, la sortie du documentaire Netflix ravive les tensions
autour de l’équipe de France 2010.
En 2010, l’équipe de France a été au cœur d’un séisme inédit
lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Dans le camp de base
de Knysna, les Bleus avaient refusé de s’entraîner après
l’exclusion de Nicolas Anelka, provoquant l’un des épisodes les
plus marquants de l’histoire du football français. Cette affaire
fait aujourd’hui l’objet d’un documentaire diffusé par Netflix,
intitulé « Le bus, les Bleus en grève ».
Seize ans après les faits, Raymond Domenech sort du silence et
réagit vivement à la diffusion du film. L’ancien sélectionneur des
Bleus prend ses distances avec la production et conteste la manière
dont les événements sont relatés, alors même qu’il n’a pas
participé au documentaire.
Sur son compte X, il explique avoir accepté de transmettre son
journal de bord à la production, à condition de conserver un droit
de regard sur le montage final. Selon lui, cet engagement n’aurait
pas été respecté. Il reproche au documentaire de s’appuyer sur une
sélection d’extraits orientés de ses notes personnelles, donnant
une vision tronquée des événements et ne reflétant pas sa
version.
« Je suis meurtri et trahi »
« Cela devait être un documentaire de bonne tenue, où chaque
version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à
charge et d’une partialité nauséabonde… Ce que je voulais être une
thérapie est devenu une poubelle haineuse… Je suis meurtri et trahi
: cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions
d’un moment », écrit-il notamment.
L’ancien sélectionneur insiste également sur le caractère intime
de ses écrits, rappelant qu’un journal de bord rédigé dans un
contexte de crise n’a, selon lui, pas vocation à être diffusé sans
précaution. Il affirme ne pas se reconnaître dans le portrait
dressé à l’écran et se désolidarise entièrement du projet, qu’il
juge contraire aux principes de l’éthique journalistique.




