Franck Jurietti fête ses 51 ans. Latéral gauche dur sur l’homme,
auteur de violents tacles à ses débuts, il est réputé pour avoir
accumulé un nombre incalculable de cartons avec le SC Bastia
(1997-2000), l’AS Monaco (2000-2003) et les Girondins de Bordeaux
(2003-2010). Pour être précis, il a écopé de 123 avertissements et
a été exclu 12 fois en 505 rencontres officielles en club. «
Dont 120 (cartons) sur contestation, qui sont tous nazes
», plaisante le joueur formé à l’OL dans une interview à
L’Equipe.
Mais Jurietti, intraitable défensivement au fil de sa carrière
en Ligue 1, a également atteint un excellent niveau lors de son
passage à Bordeaux et Raymond Domenech lui a offert une sélection
en équipe de France, en octobre 2005, pour une entrée en jeu record
de cinq secondes ! Il a en effet été lancé à la 90e+3 d’une
rencontre contre Chypre à la place de Sidney Govou, juste avant le
coup de sifflet final.
Champion de France en 2009 et double vainqueur de la Coupe de la
Ligue (2007 et 2009) avec la formation bordelaise, Jurietti s’est
aussi distingué par une affaire assez étonnante. Le défenseur n’a
pas donné de signe de vie à son entraîneur Laurent Blanc ni à ses
dirigeants le jour d’un huitième de finale de la Coupe de la Ligue
en novembre 2008.
Jurietti: « ma future ex-femme voulait me
tuer »
« J’ai disparu le matin d’un match, raconte-t-il dans
L’Equipe. Comme ma future ex-femme voulait me
« tuer », je suis parti dans un hôtel pour prendre de la
distance. En mon absence, Benoît Trémoulinas a joué et marqué,
contre Guingamp (4-2, avec un doublé de Gabriel Obertan,
ndlr). Après avoir retrouvé ma voiture sur le parking, les
flics sont venus frapper à la porte de ma chambre. ‘Monsieur
Jurietti, vous allez bien ?’ Je suis revenu à l’entraînement
deux jours après ».
Quelques mois après ce problème de couple, Franck Jurietti a
profité de la suspension d’Alou Diarra pour être le capitaine des
Girondins lors de la finale remportée contre Vannes (4-0), avec des
buts de Wendel, Marc Planus, Yoan Gouffran et
Yoann Gourcuff tous inscrits en première période. « J’étais
un gros bringueur, mais pas un cas isolé. À Bordeaux, dès qu’on
pouvait, on aimait faire la teuf », raconte-t-il dans les
colonnes du quotidien sportif.




