Finaliste de la Coupe du monde
2006 avec l’équipe de France et vainqueur de la Ligue des champions
avec le Bayern Munich, Willy Sagnol a décidé d’apporter son soutien
à David Lisnard dans la course à la présidentielle.
Des pelouses aux tribunes politiques, Willy Sagnol opère un
virage rare. Mais en officialisant son engagement aux côtés de
David Lisnard en vue de l’élection présidentielle de 2027, l’ancien
international français (58 sélections) a choisi de ne plus rester
simple spectateur du débat public. Invité du podcast Passage à
l’acte, présenté par Sophie Mouysset, directrice de cabinet du
maire de Cannes, l’ex-défenseur du Bayern Munich s’est exprimé sur
les raisons qui l’ont poussé à franchir le pas.
Pour le finaliste de la Coupe du monde 2006, ce choix s’impose
face à l’urgence du contexte actuel. « Je ne me résous pas à
voir le pays être tiraillé entre deux extrêmes. On voit la
situation en France actuellement, la situation politique, sociale,
économique… », a-t-il affirmé.
Refusant la résignation, l’ancien entraîneur des Girondins de
Bordeaux explique son déclic citoyen : « Je n’ai plus envie
d’être celui qui se plaignait tous les matins en se disant que le
pays part dans le mur. Le pays ci, le pays ça. Parce que si on est
tiraillé entre des extrêmes, le pays va être divisé de manière
encore plus brutale. »
Lisnard a le vent en poupe
Ce rapprochement ne tombe pas du ciel. Déjà fin août, Willy
Sagnol avait marqué sa proximité avec l’élu azuréen en participant
à « La Gagne », l’université d’été du mouvement Nouvelle Énergie
organisée à Cannes. Récemment libéré de ses fonctions de
sélectionneur de la Géorgie, qu’il entraînait depuis 2021, l’ancien
Stéphanois met désormais sa notoriété au service d’une ligne
libérale et réformatrice.
Cet appui de poids intervient au moment où le président de
l’Association des maires de France cherche à s’imposer comme
l’alternative naturelle à droite pour 2027. Dans un paysage
politique morcelé, le soutien d’une figure populaire du sport
accentue la belle dynamique de la campagne de David Lisnard,
crédité de 9 % des suffrages dans l’hypothèse où il serait le seul
candidat testé à droite, devançant ainsi Bruno Retailleau de 2,5 à
3 points selon les configurations.














