Carlos Alcaraz enchaîne les matches à un rythme effréné en ce début de saison 2026, et cela commence à se voir. Pour Toni Nadal, figure emblématique du tennis et ancien coach de Rafael Nadal, l’Espagnol montre des signes évidents de fatigue et devrait envisager une pause. Le technicien a été clair dans son analyse : « Je l’ai vu un peu fatigué à Indian Wells. Dans certains échanges, il semblait à bout de souffle, avec moins d’énergie que d’habitude. Il devrait peut-être freiner un peu » a-t-il déclaré comme reporté par Tennis365.
Après un début d’année intense, Alcaraz a déjà disputé 17 matches sur 18 possibles, remportant notamment l’Open d’Australie et le Qatar Open. Mais cette accumulation commence à peser, comme l’a montré sa défaite face à Daniil Medvedev en demi-finale de Indian Wells.
Une alerte après la défaite contre Medvedev
Face au Russe, Alcaraz restait pourtant sur quatre victoires consécutives dans leurs confrontations directes. Mais cette fois, Medvedev a pris le dessus avec autorité (6-3, 7-6), mettant fin à la série de l’Espagnol. Pour Toni Nadal, ce match a confirmé une impression : « Peut-être qu’il va arrêter de jouer certains tournois « , a-t-il suggéré, tout en reconnaissant la complexité de la situation.
Car derrière cette fatigue se cache un enjeu majeur : la lutte pour la place de numéro 1 mondial. Nadal lui-même le souligne : « Il se bat pour la première place. Je ne sais pas, Samu López et lui décideront, mais je pense qu’il doit réduire un peu sa cadence«
La pression du classement complique tout
La situation au classement ATP rend toute pause difficile à envisager. Avec la victoire de Jannik Sinner en finale d’Indian Wells, l’écart entre les deux hommes s’est réduit à un peu plus de 2 000 points. Une marge encore confortable, mais loin d’être décisive.
Surtout, Alcaraz doit défendre un total très important de points dans les prochaines semaines. D’ici Roland-Garros, il a 2 340 points à protéger, contre seulement 650 pour Sinner. Un déséquilibre qui limite fortement sa capacité à alléger son calendrier sans risquer de perdre sa place au sommet.
Entre gestion physique et ambitions
Le dilemme est donc clair pour Alcaraz : lever le pied pour préserver son corps ou continuer à enchaîner pour sécuriser son rang. Dans un circuit toujours plus exigeant, la gestion du calendrier devient un facteur clé, même pour les joueurs les plus dominants.
Les prochaines semaines seront décisives. Si l’Espagnol veut rester au sommet tout en évitant l’usure, il devra trouver le bon équilibre entre performance et récupération. Un défi aussi stratégique que physique.




