Tommy Paul n’a même pas eu le temps de transpirer que son huitième de finale à l’Open d’Australie 2026 était déjà acté. Deux sets expéditifs face à Alejandro Davidovich, contraint à l’abandon, et voilà l’Américain propulsé vers un rendez-vous XXL : Carlos Alcaraz.
Un choc qui n’effraie pas Paul. Au contraire, il l’excite.
Alcaraz, le standard du circuit
En conférence de presse, le numéro un américain du moment n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, Alcaraz n’est pas simplement un adversaire redoutable : c’est la référence absolue : « Jouer contre Carlos, c’est toujours un énorme défi. Il peut tout faire sur un court. Il est incroyablement rapide. C’est le standard que tout le monde essaie d’atteindre aujourd’hui « , lâche-t-il, lucide mais jamais résigné.
Paul sait où il met les pieds. Mais il refuse le rôle de figurant. Pas question d’entrer sur la Rod Laver Arena avec l’idée de limiter les dégâts. Il y va pour gagner.
Pas de plan B, juste une exécution parfaite
Face à un joueur aussi complet qu’Alcaraz, certains changeraient tout. Tommy Paul, lui, ne change rien. Ou presque : » Le plan est clair. Contre Carlos, tout est une question d’exécution. Tu n’as pas le droit de faire beaucoup d’erreurs « , explique-t-il. Le message est limpide : servir fort, monter au filet, attaquer, imposer son rythme et jouer selon ses propres règles.
Pas de tennis attentiste, pas de calculs excessifs. Paul veut avancer, prendre la balle tôt et forcer Alcaraz à défendre, même si l’Espagnol est l’un des meilleurs au monde dans cet exercice.
Confiance totale, ambition assumée
Ce qui frappe dans les mots de Paul, c’est cette certitude tranquille : « Je crois que je peux gagner à chaque fois que je joue contre lui. Sinon, tu entres sur le court sans objectif. «
L’Américain arrive à ce rendez-vous en pleine confiance, convaincu d’avoir produit l’un de ses meilleurs tennis depuis le début du tournoi. Loin de se contenter d’un beau parcours, il voit dans ce huitième de finale une opportunité, pas un plafond.
Alcaraz partira favori, c’est évident. Mais Tommy Paul arrive sans pression inutile, avec un plan clair et une mentalité offensive. Pas pour admirer, pas pour apprendre — pour se battre. À Melbourne, ce huitième de finale sent la poudre. Et si Paul parvient à jouer « à sa manière », comme il l’affirme, Alcaraz pourrait bien être contraint de sortir le très grand jeu.




