Terry Rozier veut rejouer en NBA. Sur le papier, rien ne l’en empêche formellement. Mais dans les faits, l’ancien arrière du Heat devrait presque évoluer sous surveillance judiciaire, en évitant certains contacts avec d’anciens coéquipiers et en demandant l’autorisation de la justice à chaque fois qu’il doit quitter les États-Unis.
Inculpé dans une vaste affaire de paris sportifs, Terry Rozier a ainsi demandé à la juge LaShann DeArcy Hall d’assouplir les conditions de sa liberté sous caution afin de pouvoir s’entraîner et jouer avec certains témoins potentiels… tant qu’il ne parle pas du dossier avec eux.
Demande rejetée. Lors d’une audience à Brooklyn, la juge a estimé qu’il serait impossible de contrôler ce qui se dit, au milieu d’un entraînement ou d’un match. Son avocat avait même proposé qu’un juriste surveille les échanges depuis le bord du terrain. Réponse de la juge : « À moins que vous ne jouiez vous-même, ça ne m’aide pas. »
Le magistrat a aussi rappelé que Terry Rozier avait déjà enfreint l’interdiction de contact en envoyant un message à une personne figurant sur la liste des individus qu’il ne devait pas contacter.
Un retour très théorique
« Free agent » depuis que Miami l’a coupé en avril, Terry Rozier est interdit de contact avec au moins une douzaine de témoins potentiels, dont sept anciens coéquipiers de Charlotte désormais répartis dans quatre franchises NBA. De quoi refroidir n’importe quelle équipe, même si la juge a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une interdiction officielle de rejouer. « Malheureusement, il y a des conséquences au fait d’être inculpé », a-t-elle résumé.
Âgé de 32 ans, Terry Rozier doit ainsi être jugé en février. Les procureurs fédéraux l’accusent d’avoir reçu 70 000 dollars pour aider des parieurs, en prévenant qu’il quitterait prématurément un match de mars 2023 en raison d’une blessure à la jambe, alors qu’il n’était pas inscrit sur le rapport des blessés.
Terry Rozier, qui plaide non coupable, nie toute implication. Son nouvel avocat assure qu’il veut « montrer au monde » son innocence. La défense demande aussi le classement de l’affaire, ou son transfert de New York à Miami.
Dernier casse-tête potentiel pour « Scary Terry » : les déplacements. L’avocat de Terry Rozier voulait déjà obtenir l’autorisation de quitter le territoire américain, notamment pour pouvoir jouer à Toronto en cas de signature NBA. La juge a préféré repousser sa décision jusqu’à ce qu’un contrat soit effectivement signé.




