Tatiana Prozorova affirme qu’on lui a expliqué que, si elle avait immédiatement refusé l’aide de la kinésithérapeute en déclarant qu’elle allait bien, rien ne se serait passé. Elle aurait alors pu poursuivre son match de double, puis disputer plus tard sa demi-finale du tournoi de simple à Singapour.
Pour rappel, la semaine de rêve de Prozorova à Singapour s’est achevée dans des circonstances pour le moins rocambolesques. La Russe a reçu en plein visage un smash de Miyu Kato lors d’un quart de finale de double. Au moment de l’incident, la joueuse de 22 ans et sa partenaire Sofya Lansere étaient menées 7-5, 5-2 par Kato et Ellen Perez. Elles ont finalement abandonné la rencontre.
SCÉNARIO INVRAISEMBLABLE À SINGAPOUR !
Tatiana Prozorova, 180e mondiale, ne disputera pas sa demi-finale EN SIMPLE au WTA 500 de Singapour après avoir été RETIRÉE du tournoi pour raisons médicales.
Touchée à la tête lors d’un match de double, elle affirme pourtant se…
— Univers Tennis (@UniversTennis) September 25, 2026
Plus tôt dans la journée, Prozorova avait passé un peu plus de trois heures sur le court pour battre Wang Xinyu (3-6, 7-5, 6-4) et se qualifier pour la première demi-finale de sa carrière sur le circuit WTA.
Mais après son abandon en double, il a été annoncé que la Russe ne participerait pas non plus à la demi-finale du simple qui devait l’opposer à Talia Gibson. Peu après, elle s’est exprimée sur les réseaux sociaux, affirmant qu’elle ne voulait pas se retirer du tournoi, mais qu’elle y avait été « forcée » par une kinésithérapeute de la WTA après avoir passé un test destiné à déceler une éventuelle commotion cérébrale.
Prozorova : « Si j’avais dit que j’allais bien, rien ne se serait passé et il n’y aurait pas eu de test »
Près d’une semaine après les faits, la joueuse de 22 ans a livré davantage de détails sur l’incident. Elle a notamment laissé entendre que l’issue aurait pu être totalement différente si elle avait immédiatement insisté sur le fait qu’elle allait bien et n’avait pas besoin d’assistance médicale.
« Ce n’est pas aussi simple. Si j’avais tout de suite dit : “Je vais bien, je n’ai pas besoin de l’aide de la kinésithérapeute, laissez-moi simplement boire une gorgée d’eau, je suis prête à reprendre”, alors oui, il n’aurait pas été nécessaire de faire ce test », a déclaré Prozorova dans le podcast First & Red.
« Mais comme j’ai commencé à dire : “Oui, je suis tombée, la balle m’a touchée”, et que j’ai commencé à échanger avec elle, la kinésithérapeute, tout comme l’arbitre, a commencé à suivre son propre protocole : “La joueuse a été touchée, donc nous appliquons telle ou telle procédure.” »
Selon Prozorova, plus personne ne savait vraiment quoi faire une fois le protocole lancé
Prozorova affirme également qu’après avoir échangé avec le superviseur du tournoi et des représentants de la WTA, la confusion demeurait quant à ce qui se serait exactement produit si elle avait refusé l’aide médicale. D’après la Russe, on lui aurait d’abord indiqué que rien de grave ne se serait passé, avant de lui expliquer par la suite qu’un refus aurait automatiquement pu être considéré comme un échec au test.
« Malheureusement, lorsque j’ai ensuite parlé au superviseur et à certains représentants de la WTA, personne ne savait précisément comment agir dans cette situation, car cela n’arrive pas souvent. Au départ, on m’a bien dit que j’aurais pu refuser et que rien de grave ne se serait passé », a ajouté la joueuse de 22 ans.
« Mais on m’a ensuite expliqué que si j’avais refusé, cela aurait automatiquement été considéré comme un échec au test. Dès que j’ai commencé à échanger avec la kinésithérapeute, il n’y avait donc plus de retour en arrière possible : le protocole avait déjà été lancé. »
Tatiana Prozorova spoke to Anna Chakvetadze on her « forced withdrawal » from Singapore SF last week
Here are a few excepts:
[First & Red] pic.twitter.com/CDapYMw6Mj— til polarity’s end Slamdreeva era (@lildarkcage) September 30, 2026
De son côté, Prozorova ne participe à aucun tournoi cette semaine.














