Après de longs mois de convalescence et d’exercices, Steven Adams peut enfin retrouver le parquet. Mais le Kiwi des Rockets sait que la dernière ligne droite de sa rééducation ne sera pas forcément la plus simple. Sa blessure à la cheville s’est révélée particulièrement complexe. Certains nerfs ont notamment été sectionnés pendant l’intervention, obligeant son corps à retrouver progressivement ses sensations et ses mécanismes habituels.
« C’était une sacrée blessure à la cheville », a-t-il expliqué. « Cela fait du bien d’être de retour sur le terrain parce que cela faisait longtemps. Une rééducation est longue et éprouvante. Il faut réapprendre au corps comment il se déplaçait auparavant, parce que ce n’est plus pareil. Il faut tout recalibrer. »
Retrouver la santé ne suffit pas
Steven Adams se montre satisfait de sa progression et confiant grâce au travail de l’équipe médicale qui l’entoure. Mais il refuse de brûler les étapes. Pour le pivot, être remis de sa blessure ne signifie pas encore être prêt à affronter les contraintes physiques d’un match NBA.
« Il y a une différence entre revenir d’une blessure et retrouver un niveau permettant d’avoir un impact en NBA », a-t-il rappelé. « Ce sont deux exigences différentes et plusieurs phases distinctes. Nous devons prendre chacune d’elles très au sérieux et nous assurer de ne rien oublier. »
Cette rééducation lui rappelle celle effectuée après sa grave blessure au genou, même si les contraintes mécaniques sont différentes.
« Le genou est davantage une articulation de transmission. Il suit la position du pied et de la hanche », a-t-il détaillé. « Avec le pied et la cheville, on se situe au premier point de contact avec le sol. La manière dont les forces remontent dans la jambe change complètement. Il faut donc être très attentif à chaque détail. »
À ses yeux, la rééducation du genou avait été plus longue, mais celle de la cheville s’avère plus complexe mentalement, tant elle exige de surveiller chaque sensation et chaque mouvement.
Apprendre à célébrer les petits progrès
Son précédent passage par une longue rééducation l’a toutefois aidé à mieux appréhender cette nouvelle épreuve. Sa blessure au genou, la première véritable blessure majeure de sa carrière, lui avait permis de comprendre les différentes étapes du processus. Surtout, elle lui avait appris à revoir entièrement sa définition de la réussite.
« Il faut redéfinir ce qu’est une victoire », a-t-il confié. « Lorsque vous jouez au basket, vous vous demandez si vous avez bien fait votre travail, si vous avez correctement défendu sur votre adversaire ou bien géré telle ou telle couverture sur le pick-and-roll. »
Pendant une rééducation, les satisfactions sont nettement moins spectaculaires.
« Vous vous demandez si vous avez gagné un peu de mobilité dans la journée ou si vous avez réussi un certain nombre d’exercices avec les orteils. Ce sont des choses vraiment ennuyeuses, mais il faut les considérer comme des victoires. Sinon, il est assez facile de décrocher et de commencer à s’apitoyer sur son sort. »
Heureusement pour lui, Steven Adams apprécie ce travail minutieux et les progrès presque invisibles qu’il implique. Et cette longue période loin des terrains ne lui a pas fait perdre son humour. Interrogé sur la sortie du prochain Grand Theft Auto, annoncée pour novembre, le pivot a ainsi prédit quelques conséquences inattendues…
« Regardez la NFL et toutes les autres ligues : les performances vont s’effondrer pendant le mois de novembre », a-t-il lancé dans un grand sourire. « Cela devrait remonter ensuite. La plupart des gars auront probablement terminé le jeu. Les rapports des entraîneurs et des scouts vont également être horribles en novembre, mais tout devrait rentrer dans l’ordre en décembre. »




