Shai Gilgeous-Alexander assure ne pas entendre les critiques. Mais ses avocats, eux, les ont bien vues passer. Selon The Athletic, le camp du meneur du Thunder a ainsi envoyé une mise en demeure à Underdog Sports après une campagne promotionnelle se moquant de sa propension à obtenir des lancers-francs…
La société, spécialisée dans les paris et les ligues « fantasy », avait imaginé une version basket du célèbre jeu « Dr Maboul », rebaptisée « Unethical Hoops ». Le principe ? Le buzzer se déclenchait pour signaler une faute dès que Shai Gilgeous-Alexander était touché. Underdog Sports avait même prévu d’offrir 100 exemplaires du jeu pendant le Game 3 de la finale de conférence Ouest entre Oklahoma City et San Antonio.
Pour ajouter une couche de provocation, Dillon Brooks apparaissait dans les publicités du jeu, sur le site et les réseaux sociaux d’Underdog Sports. Dans leur courrier, les avocats de Shai Gilgeous-Alexander demandent à l’entreprise de cesser toute utilisation du nom et de l’image du joueur, mais aussi de détruire les exemplaires du jeu.
La polémique s’inscrit dans un débat de plus en plus bruyant sur le style du double MVP. Accusé de chercher les fautes et parfois de flopper, SGA a tiré 391 lancers-francs de plus que tout autre joueur NBA sur les quatre dernières saisons, playoffs inclus. Cette postseason, il a même inscrit plus de lancers-francs (120) que de paniers (114).
Interrogé à San Antonio sur les huées et les accusations de flopping, Shai Gilgeous-Alexander avait pourtant balayé le sujet. « Ça ne me fait rien », assurait-il. « Ça ne me motive pas, ça ne me décourage pas. Ça fait partie du jeu. Je vis avec ça depuis longtemps. Je ne l’entends pas vraiment. Je suis concentré sur ce qui se passe sur le terrain. »




