Le huitième de finale du Mondial
2026 entre la Belgique et les Etats-Unis se trouve déjà entaché
d’un scandale d’ingérence américaine.
La Belgique et les Etats-Unis ont rendez-vous dans la nuit de
lundi à mardi (dès 2h du matin, heure française) en huitième de
finale de la Coupe du
monde 2026. Cette affiche, le buteur américain Folarin
Balogun, expulsé en 16e contre la Bosnie-Herzégovine, ne
devait logiquement pas le jouer. Et pourtant l’attaquant de l’AS
Monaco sera bel et bien sur la feuille de match.
Pourquoi ? Parce que la commission de discipline de la FIFA a
choisi de lever sa suspension : « En application de l’article
27 du Code disciplinaire de la Fifa (FDC), la suspension
automatique de match du joueur américain Folarin Balogun est
suspendue pour une période probatoire d’un an », peut-on lire
dans un communiqué dominical de l’instance fédérale
internationale.
Cette notion de sursis interpelle, forcément, bien que prévue
effectivement dans l’article cité. Elle avait surtout été réclamée
grossièrement par le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio,
qui après la qualification des USA pour les huitièmes avait jugé
les Etats-Unis « volés » et réclamé « une procédure
d’appel ».
Le coup de pression de la Maison Blanche
Sitôt la décision de la FIFA communiquée, Donald Trump, le
président en personne, a réagi sur son réseau social : « Merci
à la Fifa d’avoir fait ce qui était juste et d’avoir réparé une
grande injustice ! » Un satisfecit pas franchement subtil,
doublé d’une information pour le moins embarrassante puisque le
journaliste de talkSport, Ben Jacobs, assure que la Maison Blanche
a directement pris contact avec la FIFA dans cette affaire.
« La Maison Blanche a contacté directement la FIFA pour
demander à Gianni Infantino de réexaminer le carton rouge infligé à
Folarin Balogun. Interrogée à ce sujet, la FIFA a renvoyé aux
conclusions de sa commission indépendante », révèle notre
confrère ce dimanche soir sur X. En Belgique, le verdict ne manque
pas de faire grand bruit. « Quand l’argent fait la loi, le
Mondial perd toute crédibilité. Adapter les règles pour faire
plaisir à Trump, tenter de tricher pour gagner, quelle image
déplorable de la FIFA, du Mondial de foot et des Etats-Unis »,
s’indigne notamment le Parti socialiste belge.
L’Union royale belge de football (URBF) se dit «
stupéfaite » de ce revirement de situation susceptible de
nuire aux Diables Rouges. Et de brandir la menace d’éventuels
recours : « Afin de préserver les droits légitimes de toutes
les équipes participantes et de protéger les principes fondamentaux
du fair-play dans notre sport, tant lors de cette Coupe du monde de
la FIFA que lors des futures éditions du tournoi, la RBFA examine
toutes les options possibles. »




