Ancien international français aux
origines algériennes, Samir Nasri n’a jamais caché son attachement
aux Fennecs.
Originaire de Marseille et issu d’une famille algérienne, Samir
Nasri avait choisi de représenter l’équipe de France durant sa
carrière internationale. L’ancien meneur de jeu des Bleus compte 41
sélections et cinq buts sous le maillot tricolore, avec un parcours
marqué autant par des éclairs de génie que par des périodes plus
délicates.
Avant d’opter définitivement pour la France, Nasri avait
pourtant la possibilité de défendre les couleurs de l’Algérie. Un
sujet qui continue d’alimenter les débats, à une époque où de plus
en plus de joueurs nés et formés en France choisissent désormais
une sélection africaine. Le dernier exemple en date est celui
d’Ayyoub Bouaddi. Considéré comme l’un des plus grands espoirs du
football français, le milieu passé par les équipes de jeunes
tricolores a finalement décidé de représenter le Maroc.
« J’y vais en courant »
Un choix que semble parfaitement comprendre Samir Nasri. Invité
du podcast K-mel Alliance Ethnik, l’ancien joueur de l’OM
et de Manchester City a évoqué avec franchise la question de la
double nationalité. Et il n’a pas caché son attachement à
l’Algérie, allant même jusqu’à se projeter sur le banc des Fennecs
: « Si on m’appelle pour entraîner la sélection d’Algérie ? J’y
vais en courant ! »
Nasri a ensuite développé sa réflexion sur le lien identitaire
et le rapport aux racines : « Une fois que tu connais ton pays,
que tu vois tes racines, ton rapport change. Demain, si je dois
conseiller un joueur, je peux lui dire : servez-vous de notre
exemple. On n’a peut-être pas été appréciés à notre juste valeur
ici. Peut-être que dans le pays de tes ancêtres, on va davantage te
respecter. » Des propos qui ne manqueront pas de faire réagir,
alors que la question de l’identité sportive et des choix de
sélection reste plus que jamais au cœur du football
international.




